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croire: Richard Bohringer éclairé par la lune!

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Biographie

De père allemand et de mère française, Richard Bohringer voit le jour le 16 janvier 1941 à Moulins à Allier.

Élevé par sa grand-mère, il connait une enfance tumultueuse et mouvementée et décide, très jeune, de tenter sa chance à Paris où il espère intégrer l’univers artistique.

Il plie donc bagages vers la capitale où il commence par devenir un habitué des bars qui font honneur à l’une de ses grandes passions, le jazz.

Il se tourne par la suite vers l’écriture et réussit un véritable coup de maître avec son premier coup d’essai ; une pièce intitulée Les Girafes, produite en 1967 par Claude Lelouch, et mise en scène au Théâtre de la Gaîté Montparnasse par Philippe Rouleau.

Loin de se limiter à ces talents d’ores et déjà divers et multiples, Bohringer entame, en 1970, sa carrière sur grand écran en jouant dans La Maison de Gérard Brach. Ce n’est cependant que trois années plus tard que l’artiste décroche un rôle plus remarqué lorsqu’il participe, en 1973, au film L’Italien des roses de Charles Matton.

Il goûte, pour la première fois, aux joies de la paternité en 1975, à la naissance de sa fille et future actrice française Romane Bohringer qu’il élèvera tout seul. Il aura trois autres enfants respectivement nommés Mathieu, Richard et Lou.

Les années 80 représentent la décennie de Bohringer par excellence. Les chiffres et les accomplissements de l’acteur durant cette dizaine d’années sont des plus impressionnants ; une cinquantaine de films (soit une moyenne de près de cinq films tournés par an), un passage remarqué sur les planches théâtrales dans la pièce L'Ouest, le vrai de Sam Shepard, mise en scène Jean-Michel Ribes et Luc Béraud (en 1984) et une œuvre autobiographique intitulée C'est beau une ville, la nuit publiée par les éditions Gallimard en 1989.

L’acteur aura notamment joué, durant cette période, dans des films tels que Les Sous-doués , de Claude Zidi et La Boum de Claude Pinoteau (en 1980), la série Deuil en vingt-quatre heures de Frank Cassenti et J’ai épousé une ombre de Robin Davis (en 1982).

Il participe également aux longs-métrages, Debout les crabes, la mer monte ! de Jean-Jacques Grand-Jouan (en 1983), Subway de Luc Besson (en 1985), À gauche en sortant de l'ascenseur , d’ Édouard Molinaro (en 1988) et enfin, pour sa toute première participation étrangère ; Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (The Cook, the thief, his wife & her lover) , de Peter Greenaway (en 1989).

La notoriété et la réussite publiques, c’est à la Diva de Jean-Jacques Beineix en 1981 qu’il les doit.

Cette décennie des plus actives et prolifiques consolide, de plus, son état de grâce, en lui apportant également une reconnaissance critique par le biais de deux césars ; le premier (en 1985) dans la catégorie Meilleur Acteur dans un Second Rôle pour le film L’addition et le deuxième (en 1988), très précieux, dans la catégorie Meilleur Acteur pour le film Le Grand Chemin.

Des plus de quarante génériques de films dans lesquels on peut lire le nom de Bohringer tout au long des années 90, Une époque formidable… de Gérard Jugnot (en 1991), L’accompagnatrice de Claude Miller (dans lequel il donne la réplique à sa fille en 1992), Tango de Patrice Leconte (en 1993) et La vérité si je mens ! de Thomas Gilou (en 1997), sont les plus notables du fait, entre autres, de la correspondance des personnages joués avec le caractère « grande-gueule » de l’acteur à la ville.

L’artiste profitera de cette fin de siècle pour faire ses premiers pas dans la réalisation avec le film Les coquelicots sont revenus en 1999.

Le nouveau millénaire marque la quasi-spécialisation de l’acteur dans les œuvres télévisées, qui n’abandonne pas pour autant le grand écran où il participe notamment, dans la peau de personnages assez virils, à Mauvais genres (2001) et Total Khéops (2002).

Son rôle le plus marquant reste celui qu’il joue dans l’adaptation (qu’il réalise lui-même) de son autobiographie C'est beau une ville la nuit en 2006. Sa fille Romane, avec laquelle il entretient des rapports extrêmement étroits, jouera, dans cette œuvre, son propre rôle.

Passionné d’Afrique, qu’il ne cesse de chanter avec la musique propre à ce continent sauvage et fascinant, il obtient, en 2002, la nationalité sénégalaise.

Outre son livre Bouts lambeaux que les éditions Arthaud publient en 2008, Richard Bohringer est, la même année, à l’affiche du film russe Amiral réalisé par Andreï Kravtchouk.

Réalisateur, Acteur, Producteur, Scénariste, Auteur et Compositeur, l’artiste aux milles talentueuses facettes reste farouchement fidèle à son franc-parler qui ne tolère aucune concession et déclare impunément : « La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu ».

Filmographie

Acteur :
    * 1970 : La Maison, de Gérard Brach
    * 1973 : L'Italien des roses, de Charles Matton
    * 1976 : Les Conquistadores, de Marco Pauly
    * 1977 : L'Animal, de Claude Zidi
    * 1979 : Martin et Léa, d'Alain Cavalier
    * 1980 : Alors heureux ?, de Claude Barrois
    * 1980 : Les Sous-doués, de Claude Zidi
    * 1980 : Le Dernier Métro, de François Truffaut
    * 1980 : Un mauvais fils, de Claude Sautet (scènes supprimées)
    * 1980 : Inspecteur la Bavure, de Claude Zidi
    * 1980 : La Boum, de Claude Pinoteau
    * 1981 : Diva, de Jean-Jacques Beineix
    * 1981 : Les Uns et les Autres, de Claude Lelouch
    * 1981 : Les Babas cool, de François Leterrier
    * 1981 : Rendez-vous hier, de Gérard Marx (court-métrage de 26 minutes)
    * 1981 : Le Diable et la dame, ou l'itinéraire de la haine (El Diablo y la dama), de Ariel Zúñiga
    * 1982 : Le Grand pardon, d'Alexandre Arcady
    * 1982 : Transit, de Takis Candilis
    * 1982 : La Nuit du Fusecki, de Léo Kaneman (court-métrage de 20 minutes)
    * 1982 : Deuil en vingt-quatre heures, de Frank Cassenti (série TV)
    * 1982 : Café plongeoir, de Jérôme Boivin (court-métrage de 19 minutes)
    * 1982 : J'ai épousé une ombre, de Robin Davis
    * 1983 : Cap Canaille, de Juliet Berto et Jean-Henri Roger
    * 1983 : Pablo est mort, de Philippe Lefebvre (TV)
    * 1983 : Ballade à blanc, de Bertrand Gauthier
    * 1983 : La Bête noire, de Patrick Chaput
    * 1983 : Les Uns et les Autres, de Claude Lelouch (série TV en 5 épisodes de 52 minutes)
    * 1983 : Les Lièvres du vilain, de Armando Bernardi (court-métrage de 14 minutes)
    * 1983 : Le Destin de Juliette, de Aline Issermann
    * 1983 : Debout les crabes, la mer monte !, de Jean-Jacques Grand-Jouan
    * 1984 : Quidam, de Gérard Marx (TV)
    * 1984 : L'Addition, de Denis Amar
    * 1984 : Le Juge, de Philippe Lefebvre
    * 1984 : Besoin d'amour à Marseille, de Bernard Bouthier (TV)
    * 1984 : Du sel sur la peau, de Jean-Marie Degèsves
    * 1985 : Péril en la demeure, de Michel Deville
    * 1985 : Subway, de Luc Besson
    * 1985 : Le Pactole, de Jean-Pierre Mocky
    * 1985 : Diesel, de Robert Kramer
    * 1985 : Folie suisse, de Christine Lipinska
    * 1985 : Cinéma de minuit, de Patricia Bardon (court-métrage)
    * 1986 : Les Folles années du twist, de Mahmoud Zemmouri
    * 1986 : L'Inconnue de Vienne, de Bernard Stora (TV)
    * 1986 : L'Intruse, de Bruno Gantillon
    * 1986 : Le Paltoquet, de Michel Deville
    * 1986 : Cent francs l'amour, de Jacques Richard
    * 1986 : Kamikaze, de Didier Grousset
    * 1987 : Ubac, de Jean-Pierre Grasset
    * 1987 : Le Grand Chemin, de Jean-Loup Hubert
    * 1987 : Agent trouble, de Jean-Pierre Mocky
    * 1987 : Flag, de Jacques Santi
    * 1988 : Les Saisons du plaisir, de Jean-Pierre Mocky
    * 1988 : À gauche en sortant de l'ascenseur, de Edouard Molinaro
    * 1988 : Médecins des hommes, de Maroun Bagdadi (série TV) (épisode Liban : Le pays du miel et de l'encens)
    * 1989 : Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (The Cook, the thief, his wife & her lover), de Peter Greenaway
    * 1989 : La Soule, de Michel Sibra
    * 1989 : Marat, téléfilm de Maroun Bagdadi
    * 1989 : Après la guerre, de Jean-Loup Hubert
    * 1989 : Ada dans la jungle, de Gérard Zingg
    * 1990 : Stan the Flasher, de Serge Gainsbourg
    * 1990 : Dames galantes, de Jean-Charles Tacchella
    * 1990 : Le Petit Prince (série TV) (le narrateur)
    * 1991 : Ragazzi, de Mama Keïta
    * 1991 : La Reine blanche, de Jean-Loup Hubert
    * 1991 : Une époque formidable..., de Gérard Jugnot
    * 1991 : Veraz, de Xavier Castano
    * 1992 : Ville à vendre, de Jean-Pierre Mocky
    * 1992 : Confessions d'un barjo, de Jérôme Boivin
    * 1992 : L'Accompagnatrice, de Claude Miller
    * 1992 : Trop près des Dieux, de Jean-Michel Roux (court-métrage de 25 minutes)
    * 1993 : Tango, de Patrice Leconte
    * 1993 : Deux justiciers dans la ville, de Franck Apprederis, Gérard Marx et Eric Woreth (série TV)
    * 1994 : La Lumière des étoiles mortes, de Charles Matton
    * 1994 : Le Parfum d'Yvonne, de Patrice Leconte
    * 1994 : Le Sourire, de Claude Miller
    * 1994 : Le Cri du cœur, de Idrissa Ouedraogo
    * 1994 : L'Amour est un jeu d'enfant, de Pierre Grimblat (TV)
    * 1995 : Lulu roi de France, de Bernard Uzan (TV)
    * 1995 : Dieu, l'amant de ma mère et le fils du charcutier, de Aline Issermann
    * 1996 : Les Caprices d'un fleuve, de Bernard Giraudeau
    * 1996 : Les Deux papas et la maman, de Jean-Marc Longval et Smaïn
    * 1996 : Le Montreur de Boxe (Lucky Punch), de Dominique Ladoge
    * 1996 : Wild Animals (Yaesaeng tongmul p'oho kuyok), de Kim Ki-duk
    * 1996 : Tykho Moon, de Enki Bilal
    * 1997 : Saraka bô, de Denis Amar
    * 1997 : Pondichéry, dernier comptoir des Indes, de Bernard Favre
    * 1997 : La Vérité si je mens !, de Thomas Gilou
    * 1997 : Un homme en colère (série télévisée), de Didier Albert et Dominique Tabuteau (série TV)
    * 1997 : Combat de fauves, de Benoît Lamy
    * 1998 : Les Rives du paradis, de Robin Davis (TV)
    * 1998 : Opernball, de Urs Egger (TV)
    * 1998 : Villa vanille, de Jean Sagols (TV)
    * 1998 : Comme une bête, de Patrick Schulmann
    * 1998 : Telle mère, telle fille, de Élisabeth Rappeneau (TV)
    * 1998 : Requiem pour un décor, de Pierre-François Limbosch (voix)
    * 1998 : Mona, les chiens, le désir et la mort, de Jean-François Perfetti (court-métrage de 17 minutes)
    * 1999 : Les Coquelicots sont revenus, de Richard Bohringer (TV)
    * 1999 : Cinq minutes de détente, de Tomas Roméro
    * 1999 : Méditerranées, de Philippe Bérenger
    * 1999 : Rembrandt, de Charles Matton
    * 2001 : Une fille dans l'azur, de Jean-Pierre Vergne (TV)
    * 2001 : Un Parfum de meurtre (The Cat's Meow), de Peter Bogdanovich
    * 2001 : Mauvais genres, de Francis Girod
    * 2001 : L'Île mystérieuse, de Claude Allix (TV) (moyen-métrage d'animation de 48 minutes) (voix)
    * 2001 : Ma folle de sœur, de Laurence Katrian
    * 2001 : L'Étoile du sud, de Claude Allix (TV) (moyen-métrage d'animation de 48 minutes) (voix)
    * 2002 : Libre, de Jean-Pierre Sauné (TV)
    * 2002 : Total Kheops, de Alain Bévérini
    * 2002 : Au bout du rouleau, de Thierry Binisti (TV)
    * 2003 : Wanted (Crime spree), de Brad Mirman
    * 2003 : Poil de carotte, de Richard Bohringer (TV)
    * 2003 : Virus au paradis, de Olivier Langlois (TV)
    * 2003 : L'Outremangeur, de Thierry Binisti
    * 2003 : Retour aux sources, de Didier Grousset (TV)
    * 2004 : Docteur Dassin, généraliste, de Stéphane Kurc (TV)
    * 2004 : Les Gaous, de Igor Sekulic
    * 2004 : La Petite Fadette, de Michaëla Watteaux (TV)
    * 2005 : Ennemis publics, de Karim Abbou et Kader Ayd
    * 2005 : Cavalcade, de Steve Suissa
    * 2005 : Capitaines des ténèbres, de Serge Moati (TV)
    * 2006 : C'est beau une ville la nuit de Richard Bohringer
    * 2006 : Pom le poulain d'Olivier Ringer
    * 2007 : Toussaint de Danny Glover
    * 2008 : Amiral d' Andreï Kravtchouk film russe

Réalisateur
    * 1999 : Les Coquelicots sont revenus
    * 2003 : Poil de carotte
    * 2006 : C'est beau une ville la nuit, d'après son livre publié en 1988.

Scénariste
    * 1972 : Beau Masque, de Bernard Paul (co-écrit avec Jean-Patrick Lebel et Bernard Paul, d'après le roman de Roger Vailland)
    * 1973 : La Punition, de Pierre-Alain Jolivet (co-écrit avec Pierre-Alain Jolivet, d'après une nouvelle de Xavière)
    * 1975 : Il pleut toujours où c'est mouillé, de Jean-Daniel Simon (co-écrit avec Jean-Pierre Petrolacci et Jean-Daniel Simon)

Pièces de théâtre

Auteur
    * 1966 - Zorglub
    * 1967 : Les Girafes, mise en scène Philippe Rouleau, Théâtre de la Gaîté Montparnasse

Comédien
    * 1984 : L'Ouest, le vrai de Sam Shepard, mise en scène Jean-Michel Ribes & Luc Béraud, Théâtre de l'Athénée, Théâtre de la Madeleine en 1985

Livres

    * C'est beau une ville, la nuit, Gallimard, 1989
    * Le Bord intime des rivières, 1994
    * L'ultime conviction du désir (récits de voyage), éd. de Noyelles-France loisirs, Paris, 2005
    * Carnet du Sénégal, illustré par Virginie Broquet.
    * Bouts lambeaux, 2008, Arthaud, (ISBN 978-2700301588)
    * Zorglub suivi de Les Girafes » chez Flammarion (2009)

Musique

    * Sahara Blue (1992) d'Hector Zazou, une mise en musique de poèmes d'Arthur Rimbaud. Richard Bohringer y interprète le titre final, Lettre au Directeur des Messageries Maritimes.
    * C'est beau une ville la nuit, 2002. La sortie de ce CD fut suivie d'une tournée en France et à l'étranger où Richard Bohringer est accompagné sur scène du groupe Aventures.
    * Errance, (1990)
    * Bohringer, (1992) Richard sous la direction musicale de Bob Brault, avec Bob Brault, Jean-Pierre Claude, Marc Benabou, et Serge Malik Hapulat.
    * Le K, (1993) Un drame musical instantané.
    * Mes jolis contes, (2004) Les fables de La Fontaine

Divers

    * 1997 : Léo découvre le Blues (musique Jean-Jacques Milteau et Manu Galvin) texte de Christine Mulard et Patrick Raynal, dit par Bohringer (Ed.Le Chant du Monde) illustré par Jean-Michel Nicollet
    * Quand j'rentre le soir Richard interprète ce texte sur l'album Merci d'être venus de Jean-Jacques Milteau
    * Où est l'paradis ? Texte de Richard interprété par Paul Personne sur l'album Instantanés et repris en live sur l'album Route 97.
    * Richard Bohringer a collaboré à un projet, inabouti, de film sous technique de motion capture avec le réalisateur Didier Pourcel dès 1994. Bohringer y joue le rôle du capitaine Némo dans Vingt mille lieues sous les mers [2].

Nominations et récompenses

    * César du meilleur acteur dans un second rôle en 1985 pour L'Addition
    * César du meilleur acteur en 1988 pour Le Grand chemin
 

 

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De Rolbin le 30 Août 2009

On dirai mon père !

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