psy: l'image ringarde de l'honnête homme
Rubrique : Connaissance de soi
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Sujet : L’honnête homme n’existe plus. L’homme instant a pris place. L’homme contemporain va de performances en performances. Nicole Aubert est psychologue et sociologue. Elle nous explique en quoi l’honnête homme est ringard! Interview de Jacques Paugam.
Mots-clés : Nicole Aubert, types de personnalités, sociologue, gérer, honnête homme, vidéo, psychologie, psychologue, urgence, jacques paugam, Temps, angoisse
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Trop pressés, trop stressés ? Prisonnier du temps réel ?
par Nicole Aubert, 28 février 2005
Les rapports de l'Homme et du Temps apparaissent, depuis toujours, complexes, insaisissables et tumultueux. Notre conversation courante est sans cesse imprégnée de références à ce concept impalpable et fuyant, pourtant consubstantiel au déroulement de notre existence. : " nous n'avons pas le temps, dans quelque temps, quand nous aurons le temps, le temps nous a manqué, de temps en temps, prendre son temps…etc. ". Tel un compagnon invisible dont nous ne pouvons nous séparer, le temps cohabite avec nous et nous ne cessons de nous confondre ou de nous heurter à lui, en une confrontation dont l'âpreté, en ce début de troisième millénaire, ne fait que croître.
Le fait n'est pas nouveau. Déjà, dans la mythologie grecque, Cronos, fils d'Ouranos, le Ciel, et de Gaia, la Terre, dévorait ses enfants dès leur naissance pour éviter que se réalisât la prédiction qui lui avait été faite, selon laquelle l'un d'entre eux le détrônerait. Par similitude de sons avec Chronos, qui personnifiait le temps, les deux personnages furent peu à peu confondus, puis unifiés par les Romains dans le personnage de Saturne, et c'est ainsi qu'à la divinité allégorique représentant le Temps demeura attachée cette image d'un père dévorant ses enfants pour mieux assurer son pouvoir intemporel.
Mais les tourments de l'homme confronté au Temps ne s'arrêtent pas là. Quand il s'est agi de le définir, ce temps, dont l'inexorable irréversibilité constitue pour l'homme une source d'impuissance et d'angoisse, n'a jamais pu trouver chez les philosophes et les physiciens une définition bien précise : " si on ne me le demande pas, écrivait Saint Augustin dans ses
Confessions, je crois savoir ce qu'est le temps, mais si on me le demande, je ne le sais plus… ". Newton parlera du temps " sans relation avec quoi que ce soit d'extérieur et qui coule uniformément, toujours de la même manière "(1) , tandis que Kant en fera non un concept mais une intuition pure, une forme a priori de l'expérience sensible, une structure de la pensée : le temps est idéal (et non réel), c'est-à-dire qu'il n'est pas un être ou une chose qu'on pourrait comprendre avec des concepts, et en même temps transcendantal, en ce sens qu'il préexiste aux objets de l'expérience (il est a priori) et en conditionne la connaissance(2) .
Bergson insistera, lui aussi, sur l'intuition intime, immédiate et subjective du temps(3) . Plus près de nous, Heidegger a renouvelé le débat dans " Etre et Temps "(4) , montrant que ces deux entités se déterminent mutuellement : la condition humaine se définit par sa capacité à "s'ancrer-dans-letemps", tandis que le temps, de par sa " fonction hébergeante " est ce qui permet de saisir la réalité fondamentale du Dasein ("être-là"), par quoi se définit l'être de l'homme. Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que l'on distingue en général deux types de temps : d'abord le temps physique, celui des horloges, qui opère des découpages en heures, minutes, secondes à l'intérieur du temps de la nature. Ce temps physique, ce temps des horloges, c'est celui que nous appelons chronos(5): c'est lui qui rythme notre emploi du temps.
Ensuite, le temps subjectif, celui de la conscience(6), celui qu'on éprouve à l'intérieur de soi, et que l'on peut désigner par tempus(7) . Ce temps là ne s'écoule pas uniformément et nous connaissons tous ces sensations de variabilité du temps psychologique lorsque nous nous exclamons : " ça a passé très vite ! " ou, au contraire, " ça m'a paru interminable! " Le but de cette conférence n'est pas en effet de retracer l'histoire du concept de temps en physique ou dans la philosophie. Il est plutôt de comprendre comment notre époque est en train de vivre une mutation radicale dans son rapport au temps, comment cette mutation affecte profondément notre manière de vivre et de travailler et contribue à l'émergence d'un nouveau type d'individu, flexible, pressé, centré sur l'immédiat, le court terme et l'instant, un individu à l'identité incertaine(8) et fragile.
Pour saisir la nature de cette mutation, il suffit de regarder les métaphores les plus courantes que l'on emploie à propos du temps et de noter leur évolution. La plus ancienne, la plus rebattue, celle qui a accompagné presque toute l'histoire de la pensée à propos du temps est certainement celle qui fait référence à l'idée de labilité, de flux et de " fuite " du temps : le temps " s'écoule ", le temps " passe ", le temps " fuit "… ". Cette idée associant le temps au flux d'un fleuve remonte au moins à Héraclite, sensible au changement perpétuel de l'univers et pour qui, on s'en souvient, " on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve " et certainement à Marc-Aurèle, empereur philosophe pour qui le temps était " un fleuve qui coule ", et que formeraient les événements. Toujours présente, presque incontournable, tant elle exprime l'indissociable symbiose entre le temps et la vie qui, elle aussi, " s'écoule " et passe avec le temps, cette métaphore n'en pose pas moins un certain nombre de questions que souligne fort justement le physicien Etienne Klein(9): " si le temps s'écoule, par rapport à quoi s'écoule-t-il ? Nous sommes dans le temps mais le temps, lui, dans quoi est-il ? S'il est comme un fleuve, qu'est ce qui fait office de lit ? Quelles sont les berges du temps, quel est pour le temps l'équivalent des berges du fleuve ? La métaphore postule subrepticement l'existence d'une réalité intemporelle dans laquelle passe le temps… "
Le second groupe de métaphores, plus contemporaines mais surtout rattachées à une conception occidentale du temps, a trait à la notion de possession et de rentabilité : " Avoir du
temps ", " manquer de temps ", " perdre son temps ", " gagner du temps " dévoilent que le temps, par essence insaisissable, se présente à nous comme une donnée quantitative que nous cherchons justement à saisir, à posséder, que nous voulons soumettre et dominer. Dans cette conception, le temps est un objet, un bien que l'homme cherche à acquérir et les termes en question sont étroitement corrélés à l'identification du temps à l'argent, propre à la mentalité capitaliste (" souviens-toi que le temps, c'est de l'argent ", rappelle Benjamin Franklin dans ses " Conseils indispensables à celui qui veut devenir riche "). Cette conception du temps est complètement dominante dans notre société et sous-tend totalement notre manière contemporaine d'appréhender le temps. Nous en verrons les implications.
Il est cependant un troisième type de métaphores concernant le temps, beaucoup plus récent - une douzaine d'années au maximum- mais qui a envahi à une vitesse foudroyante le champ des représentations contemporaines à propos du temps. Toutes les analyses économiques et sociales actuelles font en effet dorénavant état de la contraction du temps, de l'accélération du temps, de la compression du temps, induites par la mondialisation et le fonctionnement " en temps réel " de l'économie. Il ne s'agit pas, bien au contraire, de nier les mutations économiques considérables qui ont conduit à l'émergence de ces métaphores mais simplement de souligner que, tout comme la métaphore du flux, elles confèrent au temps une dimension ontologique en lui donnant un statut autonome, indépendant des êtres, des choses ou des processus qui l'auraient conduit, dans le premier cas, à s'écouler ou, dans le dernier, à se contracter, s'accélérer ou se comprimer.
Ronsard avait déjà réajusté la métaphore du temps qui fuit en rappelant que ce sont les êtres qui passent et non le temps : " Le temps s'en va, le temps s'en va, Madame, las, le temps non, mais nous nous en allons… ". Il nous appartient de rectifier la dernière en montrant que, là encore, ce sont les individus -et non le temps- qui accélèrent toujours davantage, se contractent et se compriment toujours plus pour répondre aux exigences d'une économie et d'une société qui tournent à vitesse toujours plus grande, exigent des performances toujours plus poussées et des actions toujours plus immédiates. Pour y répondre, nous sommes plus que jamais conduits à vouloir non seulement posséder le temps mais, plus encore, le dominer, en être maîtres, bref à vouloir triompher du temps. Les enfants de Chronos ont engagé un combat " titanesque " dont les effets en retour se font déjà sentir.
Il n'est pas sûr en effet que, de ce combat, nous sortions vainqueurs. Ce qui est certain, en revanche, c'est que notre culture temporelle est en train de changer radicalement. De même que des métaphores nouvelles sont apparues concernant le temps, de nouvelles modalités de rapport au temps deviennent dominantes : l'urgence, l'instantanéité, l'immédiateté ont envahi nos vies. Elles traduisent au quotidien ce phénomène général de " compression du temps " et elles s'inscrivent dans un processus global de passage du " temps long " au " temps court ". Processus commencé depuis déjà longtemps, mais qui a connu ces dernières années une forte accélération et une nette intensification. Ses implications, en tous cas, se font sentir à différents niveaux -économique et professionnel au premier chef, mais aussi technologique, psychologique, familial- et sur différents registres : celui de l'idéologie et de la quête de sens, celui des modes de thérapies psychiques, celui de la littérature enfin, chacun d'eux reflétant et traduisant à sa manière l'évolution de nos contemporains dans leur rapport au temps.
Le soubassement de ce nouveau rapport au temps réside dans l'alliance qui s'est opérée entre la logique du profit immédiat, celle des marchés financiers qui règnent en maîtres sur l'économie, et l'instantanéité des nouveaux moyens de communication. Cette alliance a donné naissance à un individu " en temps réel ", fonctionnant selon le rythme même de l'économie et devenu apparemment maître du temps. Mais l'apparence est trompeuse et, derrière, se cache souvent un individu prisonnier du temps réel et de la logique de marché, incapable de différencier l'urgent de l'important, l'accessoire de l'essentiel. Dans une économie qui fonctionne " à flux tendu ", n'est-il pas devenu lui-même un homme à flux tendu, un produit à durée éphémère, dont l'entreprise s'efforce de comprimer le plus possible le cycle de conception et la durée de vie, un produit de
consommation dont il faut assurer la rentabilité immédiate et la rotation rapide ? La logique de court terme, qui préside au fonctionnement des marchés financiers, semble déteindre sur les relations entre l'entreprise et ses salariés et les conduire à adopter l'un à l'égard de l'autre une mentalité d'actionnaire " volatile ", n'investissant sur l'autre que de manière éphémère, avec une visée immédiatement et uniquement rentabiliste.
Jointe au climat d'urgence généralisé à l'ouvre dans beaucoup d'entreprises, cette logique du profit immédiat produit des effets contrastés. L'urgence -et l'irréversibilité qu'elle sous-tend- n'est pas seulement une donnée externe, elle comporte une dimension intérieure. Galvanisés par l'urgence, parfois presque " shootés " à cette nouvelle forme de drogue, certains ont besoin de ce rythme pour se sentir exister intensément. Tels les héros d'une épopée contemporaine, ils ressentent l'ivresse d'accomplir des exploits en temps limité et de vaincre la mort en triomphant du temps. Pour d'autres, la perte du lien social, un travail dématérialisé et dépourvu de sens, la dépossession du sens de leur action conduit à un désinvestissement amer et morose. Dans certains cas, le climat de pression et d'urgence est tel qu'il confine à l'hystérie et corrode les relations interpersonnelles, tout comme les individus eux-même qui, parfois, " déconnectent " brutalement, comme sous l'effet d'une surchauffe énergétique intense. Un certain nombre de cadres, tels les fusibles d'une installation électrique, pètent alors " les plombs ". Les plus atteints sont ceux que leur sens du travail bien fait ou leur goût de la perfection rend incapables de
supporter un contexte qu'ils ne parviennent plus à contrôler et maîtriser. Soumises à des pressions trop fortes, " malades de l'urgence ", certaines personnes dynamiques, fonceuses et motivées, sombrent dans des processus dépressifs. La dépression nerveuse semble alors, sur le plan symbolique, le seul moyen qu'aurait trouvé la nature pour " ralentir " le temps.
Parmi les nombreuses modalités d'expression de cette maladie, les dépressions d'"épuisement " apparaissent comme la forme contemporaine la plus répandue et dessinent les contours d'une société à tendance " maniaco-dépressive ". Mais l'urgence n'opère pas que dans l'entreprise et sur le seul versant économique. Les développements technologiques récents (technologie de l'information, biotechnologie, nucléaire, etc) et les méthodes de management qui y sont associées ont accru le règne généralisé de l'urgence dans notre société. Ils ont aussi favorisé le développement de risques nouveaux que nous appelons les " risques temporels ". Ainsi, dans le domaine des technologies complexes et
sensibles comme le nucléaire ou la biotechnologie, l'homme se trouve aujourd'hui face à des horizons temporels qui lui échappent, semant ainsi les germes de situations incontrôlables et risquées. De même, certaines grandes crises ou catastrophes industrielles témoignent de l'ampleur prise par les risques du temps dans les organisations et de l'effondrement brutal du culte de la vitesse et de l'urgence. Par exemple, les accidents dramatiques du transport (routier, ferroviaire, aérien) sont souvent l'aboutissement des ruptures tragiques auxquelles conduisent la tension des flux et l'optimisation des temps d'opérations. Plus radicale encore, la compression du temps rend les effets de rattrapage presque impossibles et, dans certains cas, ôte toute place à l'erreur de gestion ou de manipulation dans les organisations.
L'ensemble de ces évolutions nous interroge sur la manière dont l'individu contemporain se positionne à l'égard de l'avenir. Certaines recherches récentes font état d'un effacement de l'avenir et d'une surcharge, voire d'un " écrasement " de l'homme sur le présent(10). Pris dans les rouages de l'économie du " présent éternel "(11), englués dans les innombrables choix que nous permet la société marchande, focalisés sur la satisfaction immédiate de nos désirs, ne sommes-nous pas devenus non seulement des " hommes Présent"(12) , incapables de vivre autrement que dans le présent le plus immédiat, mais plus encore des hommes de l'Instant, collant à l'intensité du moment et recherchant des sensations fortes liées à la seule jouissance de l'instant présent ? Si ce type de comportement ne correspond bien sûr qu'à une des facettes de l'identité contemporaine, il n'en est pas moins représentatif de l'évolution de la société actuelle.
Celle-ci semble en effet passer, nous l'avons dit, d'un mode de fonctionnement " à temps long " - où les repères se comptaient en années à l'échelle de l'individu, en siècles à celle de l'histoire - à une société " à temps court ", société du zapping, du fast, des clips et des spots dans laquelle il s'agit de vivre l'intensité sans la durée et d'obtenir des résultats à efficacité immédiate. La quête de sens, qui se déployait naguère à l'échelle d'une vie tout entière, s'est ainsi métamorphosée en une demande de " mieux-être " ici et maintenant, jusque dans les thérapies psychiques où, à côté des cures à temps long comme la psychanalyse, se développent des traitements à temps court focalisés sur les seuls symptômes, au détriment de leur signification. De la même façon, en littérature, le temps n'est plus, et depuis longtemps, celui de la tentative proustienne de ressusciter le temps perdu, mais celui des micro " tranches de vie ", distillées dans des romans brefs faits pour être lus rapidement, et dans lesquels le lecteur peut se projeter dans l'intensité d'une émotion ou la singularité d'un comportement dépouillés de toute analyse.
Là encore, il ne s'agit pas de dire que ces tendances qui nous portent vers le temps court sont exclusives d'autres qui perdureraient sur un rythme plus long, mais de souligner qu'elles constituent des facettes de plus en plus insistantes de notre identité. Elles contribuent par là à dessiner les contours d'une société immédiate à elle-même, fonctionnant souvent sur l'unique registre de la réactivité, attitude qui obère vraisemblablement en partie sa capacité à faire face à l'avenir. Dans la société " hypermoderne " à laquelle nous appartenons, se dessine ainsi sous nos yeux un portrait multifacettes. D'un côté, celui d'un homme " instantané ", qui vit au rythme de son désir et pense avoir aboli le temps ; de l'autre, un homme englué dans l'ici et maintenant de l'urgence et de l'instantané, comme si la vitesse de résolution des problèmes pouvait, à elle seule, donner du sens à son action : entre celui qui utilise l'instantanéité pour prendre ses distances avec le monde et celui qui s'enferre dans l'urgence, rien de commun. Sur un autre registre, apparaît, d'un côté, un individu " par excès ", conquérant, maître de ses performances, " entrepreneur de sa propre vie "(13) et courant après le temps, de l'autre, un individu " par défaut "(14) , dont le corps est le seul lien et le seul bien qu'il " travaille, fait jouir et détruit dans une explosion d'individualisme absolu "(15) et qui endure un temps dont il n'a que faire parce qu'il ne parvient à y inscrire aucun projet. Entre l'individu adapté , " déployé, shivaïque, multibras, multiprise "(16) , qui jouit de la vitesse et prend connaissance d'un flash d'infos tout en sentant vibrer son téléphone portable, et l'individu pulvérisé par la vitesse d'une société à laquelle il ne peut plus se raccrocher, aucun lien. D'un côté, l'homme agité, de l'autre l'homme englué. Entre urgence et désir, entre vide et trop plein, l'individu contemporain recherche dans l'intensité de la vie une immédiate éternité.
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Notes et références bibliographiques de l'introduction
1-Selon la formule de Newton dans les Philosophiae naturalis principia mathematica
2-Kant E. Critique de la raison pure (Esthétique transcendantale), PUF, 2001
3-Bergson H. Les données immédiates de la conscience, PUF, Paris, 1932
4-Heidegger M. L'être et le temps, Gallimard, Paris, 1967
5-Voir Gasparini G. Temps, organisation et urgence, Sciences de la Société n° 44, mai 1998
6-Bergson H. Les données immédiates de la conscience, op.cit.
7-Klein E. Le temps, Flammarion, Paris, 1997
8-Ehrenberg A. L'individu incertain, Calmann-Lévy, Paris, 1995
9-Klein E. La mathématisation du temps, communication au colloque " Modernité, les nouvelles cartes du temps ",
Cerisy, 18 au 25 septembre 2001
10-Voir notamment Taguieff P.A. L'effacement de l'avenir, Galilée, Paris, 2000, Laïdi Z. Le sacre du présent, Flammarion,
Paris, 2000, Chesneaux J. Habiter le temps, Bayard, Paris, 1998. Zawadzki P. (dir.) Malaise dans la temporalité,
Publications de la Sorbonne, avril 2002. Voir aussi Ehrenberg A., La fatigue d'être soi, Odile Jacob, 1998.
11-Laïdi Z. Le sacre du présent, Flammarion, Paris, 2000
12-selon l'expression de Zaki Laïdi, Le sacre du présent, op.cit.
13-selon l'expression d'Alain Ehrenberg, in " Héroïsme, une valeur socialement transmissible ", Autrement n° 86, janvier
1987
14-selon l'expression de Robert Castel, Les métamorphoses de la question sociale, Fayard, Paris, 1996
15-Robert Castel Les métamorphoses de la question sociale, op.cit
16-Tretiack P. " Eloge de l'agitation ", Le Nouvel Observateur, Hors Série " Génération vitesse ", mars-avril 2001
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Texte tirée du livre Le Culte de l'urgence,
de Nicole Aubert, publié aux Éditions Flammarion, 2003
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