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crise: l'analyse de Robert Lafont!

Rubrique : Face à la crise

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Sujet : L’éditeur de presse Robert Lafont réprouve tout ce battage médiatique autour de la crise. Tout sauf résigné, il recense les atouts de notre économie au micro de Trixie de Geffrier. Son crédo : l’entreprenariat repose sur un état d’esprit poisitif !

Mots-clés : espoir, entreprendre, Robert Lafont, stress, journalisme, Trixie de Geffrier, réponse à la crise, secteurs, presse, vidéo, Médias, économie, lassitude

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Biographie

Robert Lafont, la belle histoire …
« la presse a besoin d'un perpétuel renouvellement»


Après avoir découvert la presse, en éditant des guides, au sein d'un petit groupe, puis en volant de ses propres ailes, Robert Lafont créé, en 1984 « Entreprendre », devenu aujourd'hui l'un des magazines de référence de la presse économique. La dernière enquête Ipsos 2008 Cadres actifs, crédite « Entreprendre » de 325 000 lecteurs. Histoire et portrait d'un entrepreneur qui place son groupe , Lafont presse, après l'avoir introduit en Bourse, comme leader de la presse magazine indépendante.
Dés sa jeunesse, Robert Lafont multiplie les petits jobs étudiants : « A 13 ans, je gagnais un centime par enveloppe remplie. A 14 ans, j'étais coursier pendant les vacances. A 15 ans, je nettoyais les cuisines du Ministère des Postes et j'ai même un temps été employé de banque ! ».

Il veut rentrer dans la réalité de l'économie en étant aussi passionné de presse : « En rentrant du lycée, je lisais déjà le Figaro ! J'ai toujours aimé la Presse ». Il voulait être journaliste … de foot : «Etre journaliste, ça fait rêver. Comme je n'ai pas été embauché, j'ai peut être créé mon entreprise pour compenser ce manque ... » A 14 ans, il s'abonne à France-Footbal, l'été, il lit l'Equipe. A 17 ans, Robert Lafont lit Albert Camus, Kafka, ou la lettre de Michel Jobert : « La presse, c'est quelque chose qui m'a toujours passionné, c'est la vie ! On rencontre beaucoup de gens si différents. L'enrichissement est permanent et surtout, on est en prise avec le coeur de la société ! ». Il se souvient aussi qu'il avait une admiration pour les chefs d'entreprises, ceux qui se sont fait eux-mêmes : « Anecdote, quand nous allions en vacances, avec mes parents dans le sud des Cévennes, je remarquais toujours les nouvelles constructions d'immeubles ou d'hôtels sur l'autoroute du Sud.J'avais probablement déjà cette passion pour ceux qui créent et bâtissent ! Cela m'a toujours facsiné ... Les chefs d'entreprises étaient pour moi, des gens formidables parce qu'ils réussissaient avec un responsabilité énorme ! Quand on est chef d'entreprise, on peut créer, décider de sa marque. On peut s'impliquer dans la société, réussir économiquement et on fait du bien à tout le monde en créant des emplois ».

Il était une fois, en 1979...

Après son bac, à Saint-Cloud, Robert Lafont suis une prépa HEC au lycée Michelet à Vanves. Il rentre à L'ISG (Institut Supérieur de Gestion). Trois ans après, à 21 ans, intégré à un groupe fromager (Paul Renard), il fait le tour de France des grossistes en produits laitiers … La France qui se lève tôt...Tournées avec les représentants, animations en grandes surfaces, tout y passe... En 1979 … Robert Lafont, veut faire du marketing, après quelques années passées à la vente. Un poste de chef de produit qui lui échappe dans son groupe agro-alimentaire ce sera, pour se passionné des médias, sa chance. Il répond à une petite annonce de « chef de publicité » dans un petit groupe de presse créé par Emmanuel Voisin et Yves Repussart. A 22 ans, il vend de la pub aux écoles de commerce et il devient vite secrétaire général de l' »Après-Bac », un concurrent de « L'Etudiant ». Il comprend le fonctionnement d'un groupe de presse (informations, journalistes, maquette, imprimeries, publicité, diffusion, etc...).Il décide d'en partir pour voler de ses propres ailes. Robert Lafont a 24 ans en 1981. Il démarre de chez lui, un petit studio (rue Reuilly, à Paris, dans le 12 ème), avec un bureau et un téléphone.

Il fait paraître sa première publication en kiosque, le « Guide pour Entreprendre » : « J'avais constaté que, pour créer sa boîte, il y avait très peu d'information. Je suis allé convaincre des banques, des constructeurs d'informatique, pour leur vendre de la pub. J'y suis allé très motivé avec une petite plaquette, ça a marché ! Je jouai mon lancement. Il fallait que ça marche ». Il fait tout, dans sa première société qu'il vient de créer « Média-Inter ». Après la recherche de publicités, il écrit son guide le fait maquetter et en publie 30 000 exemplaires en kiosques. Il fait alors un échange avec le quotidien « France-Soir » pour faire connaître son guide.

Faire partager ce rêve

Au début 1984, il décide alors de créer un journal économique. Robert Lafont, pens, à l'époque, que l'on parle trop des patrons des grandes sociétés et qu'il faut découvrir, au contraire, les « self-made-man », les patrons de PME, qui ont créés des empires, tout en expliquant aux lecteurs qu'il y a beaucoup de choses à faire en partant de zéros … Il créé son premier journal avec les revenus de ses guides... Il en écrit plus de la moitié du premier numéro et va lui-même à l'imprimerie apporter les maquettes.

Le 24 octobre 1984 naît le n°1 d' « Entreprendre », premier journal des Entrepreneurs, en bichromie, avec Bernard Tapie en couverture : « Tapie commençait à être connu. Il représentait , à l'époque,un modèle, parce que c'était quelqu'un qui avait une bonne tête, un bon discours. Il faisait rêver tout le monde ! Je pensais qu'il ferait vendre. J'étais le premier à le mettre en couverture, le magazine « VSD » l'a fait quinze jours après... » Robert Lafont fait partager à ses lecteurs ce rêve. Tapie, mais aussi Michel et Edouard Leclerc, par exemple, ou Jean-Claude Decaux. Des stars du grand public, ou aussi des entrepreneurs inconnus ou mal connus : « J'avais envie de dire aux lecteurs qu'ils pouvaient s'en sortir, créer des PME, en prenant le taureau par les cornes et en changeant leur vie grâce à l'économie ! » Sans le savoir, Robert Lafont invente la presse d'entreprise « un Pionnier ». Le succès est au rendez-vous pour « Entreprendre », mais Robert Lafont sait aussi s'entourer d'amis fidèles et de créateurs de talents : Bernard Amara et Henry Marin, à la rédaction, Alain-Marie Thomas, un ami, à la maquette, et Eric Roquebert (toujours fidèle au poste et reconverti, presque 20ans après, dans les échanges et les partenariats ou Patrick Ferry, responsable de la diffusion.

La même idée

Au départ, bimestriel, Entreprendre n'est même pas en couleur. « Au début j'ai dû mettre 30 000 à 40 000 exemplaires, pour en vendre entre 6 et 10 000. Il y avait déjà l 'Expansion (de Jean Boissonnat) mais la presse économique était essentiellement « cadres ». Il n'y avait pas de presse PME.Cela m'a frappé que l'on parle toujours de Pechiney ou d'IBM ! Je ne me reconnaissait pas dans la presse économique de cette époque. Deux mois après le lancement d 'Entreprendre paraît « L'Entreprise » (du groupe « L'Expansion »), puis le magazine « Challenges » et puis bien après « Capital » ou « Management » ; Entreprendre mettra deux ans pour passer mensuel, en 1986. La jeune société de Robert Lafont s'installe au centre de Paris, dans une petite boutique de la rue des Bourdonnais, puis dans le quartier de la presse, rue Cléry, en 1988, près du pont Mirabeau, rue Auguste Vitu :
« Il s'est passé beaucoup d'évènements ici, surtout pour le magazine « Entreprendre », lrs de la reprise du quotidien « Le Sport », à la création de nos journaux et magazines sur le foot, au début des année 90 et, le lancement de notre collection de magazines à centre d'intérêt, une véritable pépinière de talents. J'ai profité du fait que les groupes na lançaient plus de nouveaux titres ; beaucoup de journalistes venaient me voir pour lancer avec eux un titre ».

En quelques années, la PME s'est structurée et participe aux salons : « Notre idée était de devenir un groupe de presse grand public. Beaucoup de petits éditeurs ne veulent pas devenir grands; ça m'a toujours étonné ! »

1989 Des idées pour bien vivre


« Dans ma démarche, j'ai toujours voulu m'adresser à la société sans exclusivité. Je ne suis pas un homme de presse professionnelle, ni technique. Je me suis toujours refusé, après « Entreprendre », à m'enfermer dans un groupe de presse économique, comme beaucoup me l'avaient conseillé ! Entreprendre a toujours prôné, depuis le départ, un magazine accessible, l'économie à la portée de tous en quelque sorte ! ».

Robert Lafont met cinq ans pour sortir de la presse économique. En 1989, il a l'opportunité de reprendre le quotidien « Le Sport » à la barre du tribunal du commerce. « Aucun grand groupe n'en a voulu alors qu'il avait été une belle réussite ». Le patron d'Entreprendre le transforme en hebdomadaire avec Hervé Duthu de TF1, comme rédacteur en chef, avantde le revendre, deux ans plsu tard aux éditions mondiales. Un bel aller retour.

1990 Une question d'ambiance


Durant les années 90, les lancements succèdent aux lancements .
De « Le Foot » (avec Arnaud Bertrande) à « Féminin Psycho » n°2 sur son marché à « L'essentiel de l'auto » (avec Arnaud Gumez et Laure Pierre) ou « Cuisine Revue », « Maison Revue » (avec Isabelle Goubier) ou Féminin Santé (avec Valérie Loctin) ou L'essentiel de la Moto (avec Maxyme Hubner) ; Lafont presse surfe sur les tendances de la vie quotidienne en n'hésitant pas à concurrencer des secteurs de presse où seuls, les mastodontes de l'édition osaient s'affronter jusque là. Récemment, Lafont presse a lancé avec Thierry Alexandre et Christophe Combarieu, Célébrité magazine, un nouveau people haut- de-gamme.
Aujourd'hui, la collection est articulée et le groupe de presse qui a su durer et se pérenniser continue sa marche en avant...
Développement de sites Internet (www.lafontpresse.fr), mise en placede partenariats, lancement de magazines originaux tels « L'essentiel de l'immobilier », « S'Enrichir magazine » ou « Maisons & Propriétés », Robert Lafont semble continuer sa marche en avant sans négliger des créneaux culturels tesl « Le Magazine des Livres » (avec Josef Vebret) ou « Pourquoi magazine » (Jean-Marc Montvoisin).
De fait, il ne fait que faire son métier en essayant de coller toujours aux mieux aux besoins des lecteurs. Pour lui, ce n'est pas une question de survie, mais de tempéremment. Quand on sait d'où on vient, on n'a pas peur d'avancer; « Je me suis construit en édifiant un temple » a écrit Albert Camus.Robert Lafont, lui, n'a pas fini d'étonner. Un peu à l'image des journaux qu'il édite. Il se passe toujours quelque chose chez Lafont presse.

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De lefarang le 03 Juin 2009

Un homme d'affaires dans un secteur influent, qui parle SIMPLE et VRAI...

A noter contrairement à la fiche de présentation qu'il a des livres à son actif (politique, affaires, économie...): voir le kiosque de vente au sein du site société

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