Nicolas Sarkozy: vu par Jean Sévillia
Rubrique : Politique 1
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Sujet : Jean Sévillia analyse le mouvement des idées du discours des politiques et en l'occurrence de celui de Nicolas Sarkozy lors des élections présidentielles et les actes réalisés depuis son élection. Propos recueillis par Trixie de Geffrier.
Mots-clés : Jean, Sarkozy, École, politique, trixie, histoire, nicolas, morale, vie politique, vidéo, pouvoir, éducation, de Geffrier, société, Sévillia
Liens associés
Livres :
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Jean Sevillia "Historiquement correct : Pour en finir avec le passé unique"
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Jean Sevillia "Moralement correct : Recherche valeurs désespérément"
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Livre collectif « Le livre noir de la révolution française » (Cerf – 2008)
Livre collectif "Le livre noir de la Révolution Française"
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Livre collectif "Liquider Mai 68 ?"
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Info plus :
Biographie
Jean Sévillia est né le 14 septembre 1952 à Paris. Il est marié, père de six enfants, et à ce jour trois fois grand-père.
Au terme d'études de lettres à la Sorbonne, et après son service militaire, Jean Sévillia choisit la voie du journalisme. En 1978, il fait ses débuts à la Presse française (titre aujourd'hui disparu). En 1981, il entre au Figaro Magazine. Rédacteur en chef adjoint au service culture de cet hebdomadaire, il y est chargé de la rubrique Idées et Histoire.
Parallèlement, au cours des quinze dernières années, il a collaboré - ou collabore - au Figaro Hors-Série, au Spectacle du Monde, à L’Homme nouveau, à La Nef, à Vu de France (1992-1994, bimensuel dont il fut le directeur de la rédaction) et à Politique Magazine.
Ecrivain
Le premier livre de Jean Sévillia, Le Chouan du Tyrol, est publié en 1991. Le deuxième, Zita impératrice courage, en 1997. Ses ouvrages s’enchaîneront ensuite tous les deux ou trois ans : Le Terrorisme intellectuel (2000), Historiquement correct (2003), Quand les catholiques étaient hors la loi (2005), Moralement correct (2007). Ils ont tous paru aux éditions Perrin.
Plusieurs de ces livres ont été des succès remarqués, notamment Zita impératrice courage ou Le Terrorisme intellectuel, mais spécialement Historiquement correct, essai qui, l'année de sa parution, est resté pendant six mois dans le palmarès des meilleures ventes de livres et qui, toutes éditions confondues, atteint maintenant les 120 000 exemplaires vendus. Cinq de ces livres sont disponibles en édition de poche.
Chez d'autres éditeurs, Jean Sévillia a collaboré à des ouvrages collectifs : Paroles de croyants (Via Romana, 2007), Le Livre noir de la Révolution française (Cerf, 2008), Liquider Mai 68 ? (Presses de la Renaissance, 2008).
Conférencier
Après la parution de chacun de ses livres, Jean Sévillia s'attache à rencontrer ses lecteurs, à Paris comme en province. Au cours des dix dernières années, il a ainsi prononcé 150 conférences publiques : environ 80 en région parisienne, et près de 70 en province, qui l'ont amené à effectuer un véritable tour de France : Aix-en-Provence, Angers, Béziers, Bordeaux, Bourges, Brest, Dieppe, Dijon, Grenoble, La Roche-sur-Yon, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Moulins, Nancy, Nantes, Nice, Perpignan, Rennes, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulon, Toulouse, Tours...
A titre indicatif, les conférences qu'il a prononcées en 2007, à l'occasion de la sortie de Moralement correct, ont attiré un auditoire total de 4000 personnes.
Critique littéraire
Depuis 2003, Jean Sévillia appartient au jury des prix littéraires Charles Oulmont-Fondation de France, que préside Philippe de Saint Robert. Ces prix récompensent chaque année un roman et un essai.
En 2004, il a été coopté au jury du Prix Hugues-Capet, prix qu’il avait obtenu en 1997 pour Zita impératrice courage. Ce prix, fondé en 1994 par Jacques-Henri Auclair, présidé jusqu’à sa mort par la comtesse de Paris, aujourd’hui présidé par la princesse Béatrice de Bourbon-Siciles, distingue une biographie royale.
En 2006, avec quelques amis, Jean Sévillia a fondé le Prix du Livre incorrect, dont il préside le jury. Celui-ci se compose d’André Bonet (secrétaire général), Henri Amouroux (+ 2007), Jean-Jacques Bedu (délégué général), Fernand-Gérard Belledent, Henry Bonnier, Bruno de Cessole, France-Marie Chauvelot, Jean Clair, de l'Académie française (lauréat 2008), Christine Clerc, Chantal Delsol, de l'Institut, Eric de Montgolfier (lauréat 2007), Paul-François Paoli, Annet Sauty de Chalon, François Taillandier et Eric Zemmour.
Ami de l’Autriche
Jean Sévillia entretient un lien particulier avec l’Autriche, pays où, à titre personnel ou professionnel, il a effectué une soixantaine de séjours. Outre de nombreux reportages publiés dans le Figaro Magazine, ses deux premiers livres étaient des biographies consacrées à des personnages de l’histoire autrichienne. En 2001, il a préfacé la traduction française de La Vienne d’Hitler de Brigitte Hamann (éditions des Syrtes).
Jean Sévillia est titulaire du Grand Ordre de l’Aigle du Tyrol (Grosser Tiroler Adler-Orden), qui lui a été décerné à Innsbruck, en 1991, par le gouverneur du Tyrol, et de l’Insigne d’Honneur de la République d’Autriche (Silbernes Ehrenzeichen für Verdienste um die Republik Österreich), qui lui a été remis, en 1997, par l’ambassadeur d’Autriche à Paris.
Historiquement correct,
Pour en finir avec le passé unique - Présentation du livre
L’historiquement correct, c’est le politiquement correct appliqué à l’histoire : ce n’est pas une lecture scientifique du passé, une tentative de le restituer tel qu’il a été, c’est une interprétation idéologique et politique du monde d’hier, visant à lui faire dire quelque chose pour les hommes d’aujourd’hui, avec les mots et les concepts d’aujourd’hui.
L'historiquement correct ne cherche pas à comprendre le passé pour éclairer le présent : il part du présent pour juger le passé. Dans cet état d'esprit, l'histoire devient un écran où se projettent toutes les passions contemporaines. A l’école, à la télévision ou au café du Commerce, l’historiquement correct règne en maître, proposant une histoire tronquée, falsifiée, manipulée. Et c’est ainsi que l’on voit tous les jours traquer l’obscurantisme, l’impérialisme, le colonialisme, le racisme, l’antisémitisme, le fascisme ou le sexisme à travers les siècles, même si ces mots n’ont pas de sens hors d’un contexte précis : l’historiquement correct s’en moque, car son but n’est pas la connaissance mais la propagande. L’historiquement correct pratique l’anachronisme (les événements d'hier sont évalués selon les critères de notre époque) et porte des jugements manichéens, le Bien et le Mal étant définis selon les valeurs qui ont cours aujourd’hui.
Du Moyen Age à la guerre d’Algérie, ce livre étudie dix-huit points chauds de l’histoire française et européenne, plusieurs d’entre eux concernant directement l’histoire du catholicisme : les croisades, les cathares et l’Inquisition médiévale, l’Espagne des Rois Catholiques, les guerres de Religion, l’Ancien Régime, les Lumières et la tolérance, la Révolution et la Terreur, les catholiques sociaux au XIXe siècle, l’abolition de l’esclavage, la colonisation, l’antisémitisme et l’anticléricalisme des années 1900, l’affaire Pie XII. Exposant les événements en les replaçant dans leur contexte, cet ouvrage rappelle des faits oubliés ou dissimulés, qui bousculent les schémas préétablis et les jugements préconçus.
Editions Perrin, 2003.
Tempus, 2006 (collection de poche des éditions Perrin).
Le Livre noir de la Révolution française - Présentation du livre
Légitimes et glorieux, festifs et fraternels, fruits d’une « raison » attendue par les siècles : c’est ainsi que sont habituellement présentés les événements de ce qui fut aussi l’une des périodes les plus sanglantes de l’histoire, inaugurant tragiquement une succession de révolutions et de conflits qui marquèrent l’Europe jusqu’au milieu du XXe siècle.
Il est toujours dans l’intérêt d’une nation de faire briller quelques mythes fondateurs et dans l’intérêt de ceux qui ont pris le pouvoir de masquer la violence et l’arbitraire sur lesquels ils ont assis leur domination. Mais l’histoire ne s’écrit pas comme la mythologie, et son exigence de vérité ne devrait pas s’encombrer des visées utilitaristes.
Cet ouvrage n’entend pas « noircir » des faits qui témoignent par eux-mêmes. Cette violence inouïe – qui pourtant se réclamait des Lumières – produisit une onde de choc telle qu’elle devait s’étendre sur plusieurs générations. Elle entraîna avec elle toute une série d’œuvres et de réflexions critiques sur le phénomène révolutionnaire, dont on dénie trop vite, souvent, la légitimité.
Dans ce livre collectif, réalisé sous la direction de Renaud Escande, Jean Sévillia signe une contribution intitulée : "Fêtera-t-on le tricentenaire de la Révolution ?"
Les autres auteurs : Jacques Alibert, Pascale Auraix-Jonchière, Michaël Bar-Zvi, Henri Beausoleil, Christophe Boutin, Jean-Pierre et Isabelle Brancourt, Jean des Cars, Bruno Centorame, Pierre Chaunu, Jean Charles-Roux, Jean-Sylvestre Coquin, Stéphane Courtois, Marc Crapez, Dominique Decherf, Ghislain de Diesbach, Bernard Fixes, Alexandre Gady, Jean-Charles Gaffiot, Jacques de Guillebon, Fabrice Hadjadj, Trancrède Josseran, Philippe Lauvaux, Emmanuel Le Roy Ladurie, Xavier Martin, Frédéric Morgan, Alain Néry, Arnaud Odier, Paul-Augustin d'Orcan, Dominique Paoli, Jean-Christian Petitfils, Jean-Michel Potin, Pierre-Emmanuel Prouvost d'Agostino, Frédéric Rouvillois, Jonathan Ruiz de Chastenet, Reynald Secher, Renaud Silly, Rémi Soulié, Sarah Vajda, Jean Tulard, Jean de Viguerie et Grégory Woimbee.
Editions
Les Editions du Cerf, 2008.
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