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crise: Madoff, l'escroc de génie!
Madoff est un escroc, c'est un escroc de génie, manifestement d'ailleurs souvent les escrocs sont assez géniaux si vous voulez, faut le savoir. Bon, c'est un escroc de génie mais ce qui est extraordinaire dans l'affaire de Madoff, c'est que malgré les… toutes… ce que les Amériques appellent les ‘Red flags’ qui sont apparus, personne n'a réagi. Et alors, ça c'est le défaut du système actuel, on est dans un, dans le monde dans lequel nous vivons on est tellement sollicité, agressé si je peux dire d'informations très divers, qu’on est obligé souvent de prendre des décisions sans analyser profondément les choses. Quelqu'un qui prenait le temps, qui aurait pris le temps vraiment de regarder le système Madoff, se serait aperçu que c'était quand même que… il y avait quelque chose de bizarre. D'ailleurs, il y a beaucoup de gens qui ne se sont pas engagés. Par exemple, dans des banquiers français… il y a des banquiers français qui sont allés voir Monsieur Madoff qui ont dit non ce n'est pas possible, il y a quelque chose qui ne va pas, ils ne sont pas allés plus loin mais ils n'ont pas investi chez Madoff. Donc, ça c'est… ce système dans lequel on est amené à faire quelque fois avec beaucoup de légèreté, confiance à d'autres, à d'autres qu'à soi-même. Par exemple, je pense aux agences de notations où vous avez de gens qui achètent des produits en toute confiance parce que ce produit a une classification trois A, sans analyser eux-mêmes sans essayer de comprendre ce qu'il y a dans ces produits, d'où tous les produits toxiques que nous connaissons à l'heure actuelle. Et bien, avec Madoff ça a été ça. Le simple fait de savoir que Monsieur Madoff qui gérait donc des milliards de dollars, ce monsieur avait comme auditeur, comme contrôleur, un vieux monsieur qui avait en tout et pour tout une secrétaire, ils étaient trois perdus quelque part en Floride je crois, rien que ça, si vous voulez, commençait à vous mettre la puce à l'oreille. Vous vous disiez ce n'est pas vrai…ça n'est pas possible. Bon deuxième chose aussi, Monsieur Madoff refusait de donner des informations sur le fonctionnement de son entreprise. Il n'admettait, il ne voulait pas faire ce que les Amériques appellent le ‘due diligence’ c'est-à-dire une analyse de ce qu'il faisait. Ça aussi, vous ne pouvez pas faire confiance à quelqu'un qui refuse la transparence. Donc, voilà deux éléments qui pour quelqu'un qui prenait le temps de regarder le dossier Madoff, deux éléments qui interdisaient d'investir. Et bien ce qui est étonnant dans ce monde moderne, qui va vite, qui va très vite, c'est que des choses aussi élémentaires que ça, des choses de simple bon sens pour en revenir au bon sens que ça n'aient pas plus jouées et que le scandale Madoff si vous voulez le truc de Madoff n'a pas été arrêté très vite. Et ça a été sonné, il y a un monsieur qui est un américain, un investisseur je crois américain, d'origine grecque si je ne me trompe pas qui a écrit officiellement plusieurs fois je crois aussi à la ‘ACC’, c'est-à-dire le gendarme de la bourse américaine en disant voilà les 29 raisons pour lesquelles Madoff, ce système est une escroquerie. Bon, des enquêtes ont été faites et on peut se poser des questions et je crois que pas mal se posent la question de savoir pourquoi ces enquêtes n'ont pas abouties. Parce que ces enquêtes auraient dû tout de suite buter sur les problèmes de simple bon sens dont je vous parle. Donc mais la… voyez… on est dans... dans un système à l’heure actuelle. Vous avez tellement, vous avez besoin d'informations sur tellement d'entreprises, sur tellement de choses qui se passent que vous ne pouvez pas les analyser toutes. Donc vous être obligé de faire appel à des éléments d’extérieurs. Donc qu'est ce qui s'est passé ? Madoff, il y a telle entreprise, telle grande banque, par exemple, qui a fait confiance à Madoff parce qu'elle a mal étudié le problème elle-même. Alors comme celle là a fait confiance immédiatement ça crée une confiance. On dit regardez telle entreprise, elle investit là donc vous pouvez y aller c'est d’un… toute confiance, où il y à tenez regarder, il y a une… note trois A donnée par ‘Standard and Poor’, vous voyez qu'on peut faire confiance. Donc, on a quelque fois une très grande légèreté dans la prise de décision parce que, je le répète on est obligé de prendre trop de décisions en même temps. C'est simplement faire ce que fait un vieux dirigeant qui n'a jamais investi dans les produits ce qu'on appelle les produits toxiques et aujourd'hui, tout simplement, parce qu'il dit « Écoutez, je ne comprends pas ces produits, je ne comprends pas ce qu'il y a dedans, alors, je n'investis pas dans ce que je ne comprends pas.» - Qui est-il ? C'est autre chose… mais disons que c'est un vieux dirigeant, un dirigeant âgé plus exactement. Quelqu'un qu'on considéra comme ringard parce qu'il est âgé donc il est âgé donc il est ringard. Et bien, il a tout simplement fait agir son bon sens, il a dit « Écoutez je ne comprend pas, je ne vois pas ce que c'est ces trucs là, je ne vois pas ce qu'il y a dedans. Vous me dites que il y à une cotation trois A, vous me dites que un tel a investi la dedans un tel a investi la dedans… Moi, écoutez, je suis peut être idiot mais je ne comprends pas, je n'investis pas non plus parce que je ne comprends pas…’
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