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changer: comment améliorer sa communication?
Alors ces cinq dimensions sont les suivantes. La conscience est le cerveau. C’est la tête pensante et c’est elle qui va diriger nos intentions. Il est très important de savoir précisément pourquoi on communique. Est-ce que c’est pour donner des informations ? Est-ce que c’est pour en recevoir ou est-ce que c’est pour écraser l’autre ? L’intention au départ est primordiale. L’intention doit être, bien entendu, de regagner ou de se maintenir en zone d’équilibre. Ensuite la coordination des quatre autres fonctions c’est la liberté. La liberté, elle, elle va gérer nos frustrations. C’est elle qui nous sort de la position dominée en nous donnant la possibilité de parler de nous à travers ce que l’on pense, à travers ce que l’on ressent, à travers ses besoins. Ensuite nous avons l’expressivité qui est importante. Je dis ensuite mais en fait c’est toujours elle qu’on doit activer en premier lieu car c’est elle qui va nous calmer, qui va nous donner les conditions de parler ou les conditions d’écouter. Quand nous sommes stressés, nous savons très bien que nous bafouions, que nous n’écoutons que notre stress, notre cœur qui bat, que les mots nous échappent, on voit très, très bien la difficulté que l’on a dans un… une évaluation, dans un concours quand il y a un jury qui nous pose des questions, comment quand on sait tout, on a tout appris, comment on oublie tout. Donc la liberté, l’expressivité va nous permettre de nous donner les conditions de parler et d’écouter car quand nous sommes stressés, nous ne pouvons pas écouter non plus. Ensuite nous avons la réciprocité. La réciprocité, ça consiste à se mettre comme on dit à la place de l’autre mais c’est de rentrer, de pénétrer dans l’univers de l’autre pour savoir ce que ça fait d’être l’autre et pour cela la qualité, bien entendu, on la connaît, c’est l’attitude empathique qui consiste à s’oublier pour être capable finement de savoir comment pense, réagit l’autre. Et enfin l’exactitude, l’exactitude qui refroidit les relations, qui refroidit l’émotion puisque c’est le processus qu’on appelle processus secondaire qui nous mène au raisonnement. On sait très, très bien que la rationalisation va refroidir l’émotivité. Ces cinq fonctions vont nous conduire comme on l’a dit en zone d’équilibre et vont nous préserver des sept effets de stress qui nous conduisent aux conflits. Il est très important que ce soit en formation ou en atelier de développement personnel de développer ces cinq aptitudes parce que ce ne sont pas des aptitudes innées. Ce sont des aptitudes acquises qui demandent des exercices, qui demandent un entraînement. Par exemple l’expressivité. Eh bien, l’expressivité, pour la développer, il est indispensable de faire des exercices de déconditionnement de ses peurs, des peurs surtout en relation d’être regardé, d’être jugé, la peur aussi du silence. Comment ça va se passer ? Ça se passe par désensibilisation progressive, c'est-à-dire exposition à la situation qui nous gêne, suffisamment longtemps pour que le stress évalué à un niveau élevé par répétition va baisser et c’est à ce moment-là que la personne fait son travail cognitif, c'est-à-dire des pensées. Elle se rend compte que la peur qu’elle avait en réalité, eh bien, elle est moins forte que celle qu’elle imaginait et donc il va y avoir de nouvelle trace mnésique sur la situation qui va donner bien davantage confiance. Pour la liberté, par exemple, eh bien, nous allons faire des jeux de rôle, des jeux de rôle où la personne va dire en situation ce qu’elle pense, ce qu’elle ressent quand elle n’est pas écoutée, ce qu’elle pense, ce qu’elle ressent quand elle est critiquée. Elle va dire quelles sont ses conceptions des relations humaines et elle va dire ce qu’elle attend de l’autre. Elle va aussi… on va aussi faire des exercices sur l’expression possible que l’on souhaite et la réception que l’on souhaite chez l’autre, c'est-à-dire « Je pourrais te parler si tu m’écoutais, si tu prenais en compte ce que je dis, si tu me respectais… » etc. La réciprocité, elle, elle va se développer par des jeux alternatifs où l’on est les deux interlocuteurs. Par exemple, quand quelqu’un est en conflit avec quelqu’un, il aura tendance à le juger en lui disant « Oui, tu fais n’importe quoi, tu es nul ». L’exercice va consister à répondre soi-même à la critique que l’on vient de formuler. On change donc de chaise et on va se mettre à la place de celui qui reçoit la critique et à ce moment-là on va dire, « Oui, je suis nul, c’est ton avis peut-être mais quand tu dis je suis nul, c’est une critique un peu trop générale, j’aimerais bien que tu me précises ». A ce moment-là, je demande de changer encore de chaise et la personne, passant d’une chaise à l’autre, à un certain moment, ne sait plus si elle est celui qui est dominant, si elle est celui qui est dominée et à ce moment-là elle va intégrer cette notion de réciprocité.
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