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bonheur: les 5 facteurs déterminants!

Il y a une chose qui est essentielle, c’est notre passé. Notre passé, c’est quoi notre passé ? C’est ce que nous portons dans nos gènes, c’est le passé de notre famille, ce sont aussi nos souvenirs. Les expériences que nous traversons nous construisent, nous construisent ou nous détruisent. Donc, nous sommes porteurs à tenter de toute une histoire, une histoire personnelle et une histoire familiale et ce passé est un déterminant considérable de ce que nous faisons aujourd’hui.
    Le deuxième déterminant du comportement, c’est notre niveau d’optimisme et là aussi grande nouveauté, tout se passe comme si notre niveau d’optimisme il n’était pas complètement déterminé par ce qui nous arrive dans la vie. Il y a des gens qui vont rester optimistes même quand il leur arrive des soucis et puis on dit aussi que les gens qui sont optimistes, eh ben, globalement il leur arrive moins de soucis, ils vivent plus longtemps, c’est le sous-titre de mon bouquin, ils font moins de maladies et tout se passe comme si au fond les événements accompagnaient un petit peu leur optimisme.
    Le troisième déterminant  du comportement, moi j’enseigne l’addictologie, je le vois au quotidien, c’est l’habitude. Certains d’entre nous adorent partir en vacances au même endroit, lire toute une série d’ouvrages qui sont du même auteur, d’autres n’aiment que la nouveauté, dans leur voyage, dans leur travail, dans leur vie amoureuse. Il y en a qui ne sont rassurés que par le fait de retrouver des familiers, d’autres qui ont besoin de nouveauté. Cette tendance ou à la nouveauté ou à l’habitude, alors c’est particulièrement marqué chez le dépendant qui lui a besoin de retrouver sa cigarette ou son verre d’alcool chaque jour est un troisième grand déterminant du comportement.
    Le quatrième, on le voit au quotidien, on y participe là actuellement, c’est tout cet univers médiatique et informatique, nous sommes entourés de sites Internet, Omega TV en est un qui parle de ce que nous avons de plus intime et qui construit notre intimité. Finalement aujourd’hui, notre intimité, elle est aussi le résultat de ce que les écrans, de ce que les journaux, de ce que l’actualité nous donnent. On est construit par nos achats sur Internet, par notre relation au virtuel.
 Et le dernier domaine sur lequel la psychologie moderne travaille énormément, c’est ce qu’on appelle le modèle des croyances, des fausses croyances ou des pensées automatiques. Quand nous sommes dans une situation, nous avons involontairement des certitudes qui se mettent en place. Je suis face à quelqu’un que je ne connais pas, soit je vais me dire « Tiens, c’est une opportunité sympathique que de le rencontrer » soit je vais me dire « Mais,  c’est quelqu’un qui va peut-être me vouloir du mal ou qui va me juger » et cette tendance que nous avons à avoir des croyances automatiques détermine là aussi nos comportements.
Ces 5 facteurs que j’ai essayé de décliner, dont j’ai essayé de voir tous les éléments déterminent à la fois la tendance à l’angoisse, au stress, à la dépression et aussi au bien-être. Les événements que nous vivons, la manière dont nous nous sommes construits va déterminer par exemple, notre sentiment de bonne santé, notre sentiment de sécurité. Un  autre déterminant considérable du bien-être est l’optimisme, avec là aussi une part, j’allais dire, un peu de tempérament, à une part innée et puis des exercices que l’on peut faire, j’en donne quelques exemples aussi dans mon livre pour muscler son optimisme. Entre l’habitude et la recherche de nouveauté, le bien-être se situe un peu entre les deux. Vous voyez bien que le fait d’être complètement casanier, d’être enfermé dans des rituels rigides, fait de vous quelqu’un qui n’est pas forcément dans le bien-être. Le fait de changer de femmes tous les jours, de démissionner de son boulot extrêmement souvent rend aussi malheureux. Donc, c’est dans cette dialectique entre le besoin de nouveauté et l’absence de dépendance que se situe le bien-être.
Et puis si on en arrive aux croyances, il y a des croyances qui sont utiles, il y a des pensées automatiques qui nous aident à nous protéger, par exemple, nous faisons des expériences, nous faisons tout le temps des expériences, quand nous abordons quelqu’un soit la manière que nous avons de l’aborder se passe bien et nous reproduisons régulièrement cette manière, soit on voit que ça se passe mal et on a tendance, ça s’appelle le conditionnement opérant ou non opérant, à ne pas le refaire. Donc on acquiert des croyances. Certaines croyances nous aident à avancer, d’autres croyances au contraire contribuent à notre stress, donc la connaissance de ces croyances et s’il fallait résumer le déterminant du bien-être. C’est un peu le fil rouge que j’essaye de vous proposer. Le déterminant du bien-être, c’est la connaissance de soi, c’est savoir comment ces grands déterminants psychologiques que je commence à vous détailler agissent sur vous. C’est quand on cesse d’être aveugle et agité comme une marionnette par des fils qu’on ne contrôle pas, qu’on commence… à être heureux.
 

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