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psy: les 4 formes de la communication violente
Pour moi, il y a communication violente, la définition que j’aime bien d’en donner, il y a communication violente dès que je me coupe de mon humanité où de celle d’autrui. Alors, ça peut-être, je donne un coup de poing à quelqu’un, mais ça peut aussi être un claquement de porte, ça peut-être mon visage, on a peu près 45 muscles dans le visage, et ça peut-être mon expression non verbale, même si je dis à l’autre, « Merci beaucoup, » je peux, ou « Vous êtes sympathique, » je peux par mon ton voir haut par la forme. Enfin, l’expression de mon visage, faire passer énormément d’autres messages. Donc, pour moi, la communication violente, c’est dès que je me coupe de mon humanité, tantôt pour l’autre, tantôt pour moi. Alors, je pourrais le décliner d’une autre façon, je pourrais dire aussi que la communication violente, c’est quand je n’ai pas conscience de mes besoins, que je n’ai pas aucune idée de, même si je les connaissais, de comment les assouvir et il est clair que on n’en viendrait pas à tuer quelqu’un si on avait la conscience d’autres stratégies que celle-là pour satisfaire et rencontrer nos besoins. Alors, la communication violente, si vous voulez que je détaille un petit peu, ça pourrait être un groupe de façons de fonctionner qui sont en, je dirais en tout premier lieu, les jugements, les critiques tantôt sur moi tantôt sur l’autre qui coupent la communication, qui coupe le lien avec l’autre. Par exemple, si je dis à quelqu’un, « Tu ne penses qu’à toi ! Tu es toujours fourré à l’ordinateur, » il est évident que la communication violente parce que, j’attaque l’autre et je le mets dans une boîte d’une idée toute faite. Et si je me dis « De toute façon moi, je suis nulle, je n’intéresse personne, » je m’attaque moi-même et je me coupe de moi. Donc ça, c’est déjà une première forme de violence. Alors, il y a d’autres formes de violences comme par exemple, il y en a une que j’aime bien mentionner, c’est le manque de temps. Je crois c’est ce que nos enfants entendent le plus souvent de nos jours c’est, « Dépêche-toi ! Mange ! Range ! Étudie ! » et on a pas le temps. Donc, nous ne prenons plus le temps de la rencontre et de la connexion, autant avec nous-même qu’avec autrui. Une autre violence serait… que je voudrais aborder, c’est les idées toutes faites, penser que les femmes sont trop émotionnelles, que les politiciens sont tous corrompus, que de toutes façons, les adolescents, il n’y a plus rien à leur dire, ils ne respectent rien. Voilà, toutes ces idées toutes faites, mettent les gens dans des catégories, dans des groupes et nous séparent de ces personnes. Quand, je me mets à... étiqueter l’autre ou à le juger, il est clair que je n’est plus envie de communiquer avec lui ou avec elle, et si je lui dis ce genre de phrase, si par exemple, je dis à mon compagnon ou à mon mari, « Tu ne m’écoutes jamais. » Il est clair que ça lui donnera plutôt envie de se boucher les oreilles que de venir vers moi. Donc, toutes ces phrases de jugement, ces idées toutes faites, ces pensées binaires, il y a aussi les pensées binaires donc; le bien, le mal, le vrai, le faux, plutôt que de dire à mon enfant, « Si tu ne travailles pas, tu ne sors plus. » Je pourrais lui dire, « Comment faire pour que tu travailles, que tu étudies à l’école tout en ayant ta détente ? » Donc, j’essaye d’allier les choses et ça, c’est un des buts de la communication non-violente, plutôt que de cliver. Je crois qu’on est beaucoup dans un monde de clivage, on met tout dans des p’tites boîtes, on boulonne, on se fie à notre système de croyance, on le remet pas en question et puis très vite, ça évolue vers une forme de distance, ou vers une forme de froid. Et moi, je vois beaucoup d’être humain qui ont vraiment envie de vivre une vie d’harmonie, une vie de fluide, enfin de relation avec eux-mêmes et avec autrui, et puis, qui finissent par être distant, il faut parfois des drames pour qu’on se rend compte qu’on est passé à côté de beaucoup de beautés de cette planète. Alors, une autre forme de violence que j’aime beaucoup de mentionner dans les formations que je donne et bien, ce sont les conseils. Je crois que les conseils sont excellents pour autant que je les donne aux personnes qui me les demandent. Mais si je donne un conseil à quelqu’un en lui disant, par exemple, « Il faut absolument que tu fasses un régime et que tu maigrisses, » je fais un intrusion dans son monde, sans vérifier que c’est important pour cette personne, qu’elle est prête à m’accueillir mais surtout, ce qui est le plus grave c’est que, quand je donne des conseils à quelqu’un, c’est comme si je me mets au-dessus de cette personne en lui disant, « C’est moi qui sais pour ta vie. » Donc, moi, j’ai l’habitude de donner des conseils à quelqu’un que si cette personne me les demande, sinon j’estime que c’est une forme de violence. Alors, je crois que je voudrais encore mentionner une autre façon d’être violent, qui est assez… qu’il est important de garder à l’esprit dans sa vie quotidienne, ce sont tous les ‘je dois’, ‘il faut’, ‘j’aurais dû’ ou ‘je n’aurais pas dû’, ou ‘tu aurais dû’, ‘tu n’aurais pas dû’. Chaque fois, que je rentre dans un monde où je m’oblige, à mon avis toute la joie s’en va. Si j’oblige mes enfants à étudier, si j’oblige mon mari à... voilà, à faire la cuisine ou à sortir les poubelles, je pense que pour un temps, ça peut aller que les personnes feront ce que je demande… Mais j’ai l’impression que sur le long terme, quand j’oblige les personnes à faire des choses, en fonction de mes demandes ou de ce à quoi j’inspire, je pense que toute la joie s’en va et je pense ça devient très lourd. Et donc moi, j’ai plutôt tendance à essayer de faire en sorte que les gens se relient à leurs élans, à ce qui les rend vivants et c’est un peu ce dont j’ai voulus parler dans mon roman, c’est que, ce qui me rend vivant va toujours faire du bien, autant qu’à moi, qu’aux autres et à la planète…
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