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école: les conséquences psy de l'échec scolaire

L’échec scolaire à plusieurs manifestations bien évidemment, mais l’échec scolaire c’est d’abord une souffrance terrible pour l’enfant. C’est une souffrance terrible parce que tout le monde a envie de réussir dans n’importe quel domaine et l’enfant il n’y a aucune raison qu’il soit exclut dans cette envie de réussir. Donc un enfant qui ne réussit pas c’est aussi un enfant qui se sent coupable de cet échec, qui se sent coupable par rapport à ses parents, qui se sent coupable par rapport à ses enseignants, qui se sent quelque fois aussi très honteux finalement par rapport à lui parce que l’enfant à bien conscience que les attentes qui pèse sur ses épaules sont énormes. La pression aujourd’hui est très importante et un enfant qui est en échec c’est un peu comme si… il envoyait à ses parents un message d’incompétent c’est-à-dire je n’arrive pas à être le bon enfant parce que je n’arrive pas à être celui qui réussi.
Donc l’échec scolaire pour un enfant c’est vraiment une souffrance par rapport à lui et par rapport aux autres, par rapport au regard qu’il porte sur lui et par rapport au regard que va lui renvoyer l’extérieur et cet échec scolaire il va se manifester selon la personnalité de l’enfant soit par une…soit par des manifestations assez brillante, assez brouillonne, assez échevelé. C’est-à-dire un enfant qui va être très agité, un enfant qui va être extrêmement turbulent, qui va bouger en permanence ou même qui va pouvoir devenir agressif, très intolérant à la frustration, très vite en colère ou alors à l’inverse on va avoir une forme plus pesante, plus lourde de l’échec scolaire et là on va être plutôt dans l’inhibition, dans l’évitement, dans un enfant qui va se replier complètement sur lui, qui va refuser d’aborder tout type d’apprentissage. Donc, on se retrouve avec l’échec scolaire face à un très large spectre de possible dans l’expression, de la souffrance et j’insiste beaucoup dans cette notion de souffrance que l’enfant va vivre face à cette difficulté à l’école.
D’ailleurs il y a une confusion pour laquelle je crois qu’il faut être très, très attentive c’est de ne pas confondre la note scolaire et la valeur de l’enfant. On a très vite tendance à dire à un l’enfant qui a une mauvaise note : « tu es nul, tu n’arriveras jamais à rien, mais qu’est-ce qu’on va faire de toi, etc. ». Et il est important de bien distinguer les choses c’est-à-dire on a le droit, il peut arriver d’être en difficulté face à tel ou tel type d’apprentissage, dans une matière ou parce qu’on a des difficultés au passage à l’écrit ou parce qu’on a des difficultés dans la mémorisation. Enfin peu import la raison de la difficulté, mais ce n’est pas parce qu’on est en difficulté à l’école, qu’on est un enfant ou un adolescent qui n’a pas de valeur, qui n’est pas quelqu’un, une belle personnalité, quelqu’un de riche d’un nombre considérable de ressource. Mais il y a une telle attente par rapport à l’école que c’est vrai que très vite on stigmatise l’échec et l’enfant va se retrouver entraîner malgré lui dans une spirale de l’échec où sa difficulté va évidemment entraîner une démotivation, cette démotivation va renforcer sa difficulté. Sa difficulté qui génère de la souffrance va engendrer des troubles psychologiques plus ou moins grave. Évidemment de sa part de la perde de confiance en soi jusqu’à les formes les plus graves qui peut être la phobie scolaire. Mais qui vont…ces troubles psychologiques vont eux mêmes renforcer la difficulté, qui va agir sur la motivation, enfin cette spirale tourne à tout allure et précipite très vite l’enfant dans un schéma très négatif et cette spirale entraîne tout le monde avec elle parce qu’être parent d’un enfant en difficulté à l’école, c’est aussi très compliqué parce que c’est souvent même dans les discussions entre adulte une des premières choses qu’on demande : « alors et comment sa va tes enfants à l’école ? ». Et qu’un enfant avec des parents, avec un enfant en difficulté sont très vite mal-à-l’aise et se sentent eux-mêmes des mauvais parents. C’est comme si l’échec de leur enfant leur renvoyer un sentiment d’incompétence d’être de mauvais parent. Donc je crois qu’il ne faut pas oublier que tout le monde souffre dans cette histoire et qu’effectivement face à l’échec scolaire il y a une vraie urgence, il y a une urgence j’insiste encore par rapport à la souffrance mais une urgence réelle parce que l’enfant est en développement et qu’un échec scolaire peut vraiment le marginaliser et avoir des graves incidences au niveau de son développement personnel, psychologique professionnel et social.

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