
Pour montrer physiquement comment est-ce que, l’avion il vole, ben, c’est très simple. Si je prends une feuille de papier, je vais souffler sur la partie supérieure du papier et on va voir ce qui se passe. Je souffle sur le papier, et le papier monte. Alors, je n’ai pas triché, je n’ai pas fait ça. Si je mets bien les lèvres au-dessous du papier, je souffle et le papier monte.
Et c’est exactement qu’est-ce qui passe dans l’avion, ce qu’au décollage, on sait très bien qu’on accélère l’avion toujours au décollage. Ça permet sur les ailes, parce que les ailes sont conçues avec une forme, avec un profil spécial pour que l’air sur l’extrados soit accéléré, exactement comme j’accélère l’air sur l’extrados du papier et ensuite l’avion va décoller. Si l’angle est trop important, ben l’aire ne pourrait plus rester accrocher sur les ailes et c’est pour ça que logiquement, nous avons mis à l’avant des ailes, c’est qu’on appelle des becs.
Donc, ces parties métalliques qui descendent à l’avant des ailes pour garder scotcher l’air sur l’aile. Et également à l’arrière des ailes, nous avons sortis donc des volets, qui sont des parties métalliques qui sont à l’arrière des ailes pour encore une fois, augmenter l’importance des ailes mais aussi pour augmenter la surface des ailes pour qu’on puisse décoller aux alentours de 300km/hr et non pas 800km/hr.
On fait un décollage, on avait dit qu’il faut bien que l’avion soit accéléré pour souffler, pour avoir l’air qui passe sur les … sur les ailes comme le papier, je souffle sur le papier. Donc l’avion va accélérer jusqu’à une vitesse de décollage précise, qu’on fait calculer à l’avance. Ensuite, on fait cabrer l’avion toujours pour augmenter cet angle d’attaque dont vous avez parlé et ensuite l’avion va quitter le sol.
Donc, la première chose à faire dans les avions après le décollage, c’est quoi ? C’est bien de rentrer le train d’atterrissage. C’est ne pas la peine de garder le train d’atterrissage sortie pour créer beaucoup de traînées. C’est comme la voiture, si vous mettez votre main à l’extérieur de la voiture, ben ça va freiner avec la traînée de la main. L’avion c’est pareil.
Donc la première chose à faire après le décollage c’est de rentrer le train d’atterrissage. Donc, là aussi pour pouvoir rentrer le train d’atterrissage, c’est ne pas le pilote avec un manivelle ou avec une ficelle ou avec un … quelque chose qui peut rentrer le train d’atterrissage. On sait bien une pompe hydraulique qui se trouve dans les soutes, qui va alimenter un circuit hydraulique qui se trouve dans l’avion, qui va encore alimenter un moteur hydraulique, pour rentrer le train d’atterrissage.
Donc les trappes du train vont s’ouvrir, le train va rentrer et les trappes vont se refermer. Donc, qui est évident en fonction de votre emplacement dans l’avion, si vous êtes assis pile-poil sur le train d’atterrissage principal ou bien le train d’atterrissage à l’avant de l’avion, ben vous allez sentir les trappes qui s’ouvrent, le train qui rentre et les trappes qui se referment.
Par contre si vous êtes assis très très loin du train d’atterrissage, ben vous allez rien entendre. Donc ça veut dire que votre emplacement dans l’avion va changer la conception ou le bruit que vous allez entendre dans l’avion.
Donc la première chose à faire, c’est de rentrer le train d’atterrissage, ensuite au décollage, les moteurs y sont à plein pot, quasiment plein pot à 100% de la poussée décollage. Mais il est évident c’est comme votre voiture, vous n’êtes pas toujours à fond sur l’accélérateur, parce que sinon vous allez endommager les moteurs.
Donc, dans l’avion environ une minute après le décollage, on va baisser le régime des moteurs d’environ 5 à 10%. Donc, on va diminuer la poussée d’environ 5 à 10%, c’est n’est pas beaucoup 5 à 10%, mais puisque c’est un 747 qui a quatre moteurs, ça veut dire que d’un coup on va entendre les quatre moteurs qui diminuent en poussée et là souvent, c’est toujours panique à bord parce qu’on a l’impression, toujours l’instinct qui parle et non pas la logique, ben on a l’impression que les quatre moteurs tombent en panne en même temps mais en réalité, c’est tout simplement qu’on va baisser le régime des moteurs d’environ 5 à 10%, d’accord.
Ensuite, on avait dit que … que on décolle aux alentours de 300km/hr pour pouvoir décoller sur les pistes qui font environ 3 kilomètres de longueur, parce que si on décollait à 800km … enfin 800km/hr pardon, il faudrait une piste qui … qui fasse 50km.
Donc dans ce cas là, après le décollage on va commencer à accélérer l’avion de 300km/hr vers les 800km/hr et pour faire ça, il faut bien qu’on rentre les becs et qu’on rentre les volets, encore une fois les pièces métalliques qui vont rentrer avec d’autres pompes hydrauliques, avec d’autres circuits hydrauliques, avec d’autres moteurs hydrauliques. Encore une fois, si vous êtes placés pile-poil sur la pompe hydraulique, ben chaque fois qu’on va actionner les volets, ben vous allez entendre la pompe qui se met en route.
Tandis que si vous êtes très très loin de la pompe hydraulique, ben vous n’allez rien entendre. Encore une fois, votre emplacement dans l’avion, peut changer et vos craintes et vos inquiétudes sont liées avec les bruits que vous avez, qui ne sont pas toujours liées au même emplacement.
Et ensuite pour la descente, ben la descente va être exactement pareille, que la montée, mais à l’envers. C’est qu’on va ralentir l’avion de 800km/hr vers les 300km/hr, en fonction de la vitesse de l’avion, on va sortir les becs et les volets pour ralentir l’avion. Encore une fois, les pompes hydrauliques qui se mettent en route, qui alimentent les circuits hydrauliques, qui alimentent les moteurs hydrauliques et ensuite avant l’atterrissage, on va sortir le train d’atterrissage et ensuite on va se poser.
