
Deux grandes familles de messages, des messages positifs, des messages gratifiants et chaque fois qu’on envoie un message gratifiant, un message positif, un message bienveillant d’un enfant, ça grandit 6 choses chez lui.
La vivance, il a plus d’énergies, ce sont des messages énergétigènes, ça grandit l’estime de soi, l’amour de soi, la confiance en soi et le plaisir d’être… Mais on ne reçoit pas que des messages positifs, on reçoit aussi des messages négatifs, des messages toxiques, « Espèce d’idiot, tu ne comprends rien, tu commences 10 choses à la fois, tu ne termines jamais rien, on ne peut pas te faire confiance, mais quel mauvais caractère, tu ne peux pas prêter ta poupée à ta soeur, t’es égoïste etc. » On reçoit une foultitude, des milliers, des dizaines de milliers de messages toxiques dans une vie.
Et chaque fois qu’on reçoit un message toxique… ça blesse la vivance de la vie, cette énergétivore. Nos énergies se diluent, on perd la confiance en soi, on a des doutes, on a peu d’estime de soi-même, on n’a pas d’amour pour soi et on est dans le déplaisir d’être.
C’est ça le biberon relationnel, c’est l’ensemble des messages positifs ou moins positifs qui circulent dans les relations significatives, papa maman, mais si j’ai été élevé par mon grand-père, grand-père grand-mère, tonton tata, nourrice etc. les personnes significatives de notre enfance, de notre petite enfance et de notre enfance. Et c’est à partir du biberon relationnel que s’inscrit… que s’inscrivent les modèles que nous allons ensuite proposer comme adultes.
Il y a des gens qui sont incapables d’énoncer des messages positifs. J’ai une voisine par exemple, je vis en Provence, je lui dis, « Vous avez vu le ciel bleu », « Oh, oui mais non ça ne va pas durer. » Voilà… On a un chemin de terre deux fois par an la municipalité comble les trous, je dis, « Ah! Vous avez vu on a un chemin tout neuf », « Oh oui dans trois jours ça sera foutu etc. » Elle négative tout, à tel point que j’évite de lui dire bonjour, j’évite de la saluer parce qu’elle me pollue. J’ai la pêche je suis vivant, je suis tonique et si je la croise je repars… ça dure deux minutes, trois minutes et je repars… et je repars pollué, je repars empoisonné…
Donc, le biberon relationnel, je souhaiterais qu’un jour d’ailleurs on développe ça à l’école, qu’on apprenne aux enfants dans quel type de biberon relationnel ils ont été nourri. Leurs besoins relationnels ont été nourris, eh bien, on apprendrait beaucoup de choses. Et donc c’et de la qualité du biberon relationnel que va dépendre mes relations futures et donc ma propension à diffuser des messages toxiques et donc violents. Parce qu’il n’y a pas que la violence physique, il y a la violence psychologique, la violence morale, cette violence perverse…
Oui… que je dise quelque chose d’important. En 100 ans les pathologies ont changé de direction. Il y a 100 ans, au temps de Freud, la science des rêves de 1905, la plupart des pathologies étaient retournées contre soi, on était phobique, dépressif, impuissant, suicidaire etc. Aujourd’hui l’essentielle des pathologies, des grandes pathologies, sont des pathologies tournées vers les autres. Il n’y a jamais eu autant de pervers dans les dernières décennies de toute l’histoire de l’humanité. Il y a beaucoup de pathologies qui sont tournées vers l’autre et donc qui sont porteuses de cette violence soudaine, brutale, injuste, surprenante qui va surgir des fois dans notre vie et qui va nous terrasser.
