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parent: combler les besoins de ses enfants

Les années 70, l’enfant du désir et puis les années 2000, l’enfant terroriste relationnel. Nous sommes mercredi, « Maman je voudrais de l’argent de poche », « Ah je t’ai donné ton argent lundi », « Oui mais j’ai tout dépensé, avec les copains on doit aller au cinéma, tu ne veux pas me donner, eh bien, je prends et si tu veux m’empêcher de prendre, je frappe ! ». Aujourd’hui par exemple le phénomène des mères battues, un peu comme il y a une cinquantaine d’années, l’alcoolisme au féminin qui était cachée, qui était censurée, eh bien, les mères aujourd’hui ont honte de parler que leur mouflet de 10 ans, 11 ans, 12 ans les frappent. Un enfant qu’elles ont porté pendant neuf mois dans leur ventre qui les frappent, qui les humilient. S’ils n’ont pas de réponse directement dans la famille, eh bien, ils volent le sac de la vieille dame dans la rue ou ils font du racket ou ils vendent de la drogue, ils dealent… etc., voilà.
Un des enjeux de la violence, c’est d’élever les enfants dans l’ordre du désir au lieu de les élever dans l’ordre des besoins. Si mes cinq enfants étaient là, ils vous répondraient tous en chœur cette phrase qu’ils ont entendu des milliers de fois « Je ne suis pas là pour répondre à tes désirs, je suis là pour répondre à tes besoins » et c’est là qu’on assiste à ce paradoxe aujourd’hui que ces enfants du désir ils sont hyper comblés. Vous avez vu les adolescents dans la rue, ils portent une fortune sur le dos, les  (training) de marque, les Nike, la casquette… etc. Moi je n’ai jamais pu habiller mes enfants comme cela, ils ont une véritable… d’où ils sortent l’argent ? D’où ils sortent cet argent ? Il y a une économie parallèle dans les lycées, dans les quartiers etc., dans certains milieux, même dans des écoles confessionnelles. Ça ne se passe pas comme on le croit dans les banlieues rouges.
Donc, ces enfants du désir, ils sont hyper comblés sur le plan des désirs mais incroyablement frustrés sur le plan des besoins, ce qui fait qu’aujourd’hui toute rencontre de ces enfants avec la réalité qui est nécessairement frustrante déclenche chez eux une réaction agressive, une violente… un comportement violent en réponse « Tu ne veux pas me donner, j’exige, je prends, je frappe, je tue, je détruis…. » etc. Voilà le processus qui est aujourd’hui engagé.
 

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