
Voilà, j’allais dire qu’il y a trois voies. Il y a une voie du temps, il y a une voie d’espace et il y a une voie d’authenticité par rapport à soi. Quand j’écris, j’essaie d’être le plus proche possible de mon naissance pour faire un travail original, pour pas que ça ressemble au travail des autres et aussi pour faire sortir ce « moi » authentique qui était caché sous des tas de…couche…de culture et qui apparaît dans les rêves. C’est pour cela que je note tous les matins mes rêves, qui apparaît dans ces phases de transe quand j’écris, qui apparut aussi dans… certain moment de… total détente, mais sinon naturellement même… là, je suis un peu contrit, j’essaie de…je regarde ce que je dis comme phrase, que je ne suis pas complètement naturelle. Je suis dans…quand le moi authentique recherche une plus grande détente, une plus grande…une plus grande non volonté de plaire et là même quand je vous parle, il y a malgré tout une volonté d’être sympathique, qui fait que je ne suis pas complètement moi.
Quand j’écris, j’ai renoncé à ça, je ne fais pas joli, je ne fais pas un joli livre, je ne fais pas un livre qui va séduire les gens, je vais faire quelque chose qui est puissant et qui va rayonner. Mon soucie est la force et aussi de ne pas lâcher le lecteur et une fois le lecteur est dedans, donc, il tourne les pages. Je ne veux pas faire joli, je ne veux pas faire littéraire, je veux faire que le lecteur soit bouleversé, qu’il soit changé par mon livre.
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