
Dans un monde qui va vite où les hommes sont parfois pris dans la bourrasque du temps, ils regardent souvent le monde dans lequel ils sont et ils n'ont pas la force ou le courage de pouvoir monter dans le train qui conduit le changement. Pourquoi aujourd'hui nous arrêter sur ce point ? C'est simplement pour nous intéresser au comportement, au comportement de l'homme activiste d'aujourd'hui qui voudrait être partout, vivre tout, savoir tout et être avec tout le monde. Ceci est absolument impossible, parfois absurde et qui montre aussi combien l'homme est parfois à côté du bon sens. Revenir comme les paysans d’antan, montrer que quand il pleut on ne peut pas traiter la terre et quand il fait froid on ne peut pas labourer. Le bon sens l'emportait. Beaucoup de gens savaient qu'il y avait des moments pour faire telle ou telle chose. Quand on reprend le joli mot de l'Ecclésiaste « Un temps pour chaque chose et chaque chose en son temps ». Cette idée du comportement dans la vie des hommes pour pouvoir cheminer et construire son futur, nous permet de nous arrêter sur deux attitudes.
La première c'est d'aimer le silence. Pourquoi? Le silence est quelque chose qui aide l'homme à vivre le temps, à s'arrêter et à limiter le stress dans lequel il est. Beaucoup de gens n'ayant pas la force, la capacité, l'intériorité à faire ce silence alors se mettent à parler. Quand on reprend le mot du premier *** on est en pleine jactance, vous êtes à regarder le nombre de gens qui passent leur temps à jacter, à tourner autour du pot, à être complètement à côté de la plaque en oubliant à la fois les visions et les perspectives. Si nous nous arrêtons sur ce point c'est pour appréhender le deuxième mot. Quel est-il? C'est l'idée du mouvement. Cette origine qui nous donne l'idée de la motivation, de savoir comment la personne va agir. Toute la complexité pour l'homme c'est quand il est dans une dynamique de soumission. Dès lors qu'il s'en rend compte il est affecté et à chaque fois qu'il va s'arrêter dans la réflexion en pensant grâce à ce silence générateur, il va pouvoir se dire « Je voudrais avancer » et se poser la question constamment « Alors comment avancer? Comment agir? Comment me bousculer ? ». Et quand on s'intéresse à la manière dont le monde papillonne, beaucoup de gens oublient que jacter c'est quelque part s'arrêter alors que s'arrêter c'est pouvoir se servir du silence pour oser se mettre en mouvement et quand on reprend ce très joli mot de Sénèque qui dit « Ce n'est pas parce que c'est difficile que tu n'oses pas, c'est parce que tu n'oses pas que c'est difficile ». Tout homme qui a le désir d'avancer, qui a le désir de construire un futur doit oser se mettre en mouvement et c'est pour cette raison que je vous propose de nous arrêter sur quatre comportements pour aller à l'essentiel, pour rechercher l'idée qui va nous faire cheminer.
Quel est le premier comportement? C'est toujours se fixer l'idée du but. Chaque fois que l'homme sait où il va aller en reprenant un autre joli mot de Sénèque qui dit « Si tu ne connais pas le port où tu veux te diriger, aucun vent ne te sera favorable ». L'idée du but est fondamental, est essentiel dans l'esprit de l'homme pour qu'il puisse mettre en avant sa capacité à agir. Voilà le premier comportement pour rechercher l'essentiel.
Quel est le second comportement ? C'est oser se poser deux questions : « Finalement la décision que je prends pour agir, qu'est-ce que ça va me coûter ? » « Qu’est-ce que ça va me rapporter ? ». Pas sur le plan uniquement financier ou pécuniaire, sur le plan du temps et de la valeur que va nous donner l'investissement qu'on va faire pour agir.
Quel est le troisième comportement? C'est de décider d'agir en investissant du temps, en acceptant de perdre aujourd'hui pour gagner demain. Beaucoup de gens passent à côté de l'action parce qu'ils ont peur de perdre du temps avec la réflexion. Quand l'homme oublie de réfléchir, il risque de passer à côté de l'action.
Enfin, quel est le quatrième comportement? C'est celui d'oser se fixer des contrôles, d'abord pour nous assurer que ce que nous avons fait, nous avons bien fait et prendre du plaisir à mesurer cette action. Chaque fois que l'homme a décidé de faire quelque chose, qu'il contrôle ce qu'il fait et qu'il voit que ça correspond exactement à l'idée qu'il en avait, il est heureux et quand l'homme est heureux, il avance. Et puis bien sûr cette idée de contrôle nous aide aussi à aménager, à voir comment nous pouvons progresser ou faire autrement. Bref, ce quatrième comportement est essentiel puisqu'il nous permet de construire un futur en nous arrêtant sur le présent et en regardant les résultats qu'on a souhaité réaliser.
Dans le fond, soyons vigilant, soyons exigeant pour pouvoir contrôler ce que nous faisons et bien sûr de mesurer ce qui reste encore à faire. Tout dirigeant, tout responsable, toute personne, femme ou homme qui vit dans la vie d'aujourd'hui doit se poser toujours la question « Que puis-je faire aujourd'hui pour mieux me réaliser demain ? ». Mes chers amis, c'est ce que je vous invite à faire. Maintenant c'est à vous. A bientôt et portez-vous bien.
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