Chantal Goya, chanteuse, mariée au compositeur Jean Jacques Debout, raconte ses souvenirs, inscrits dans "Des poussières d'étoiles dans les yeux", autobiographie qui a paru aux éditions Flammarion.
L'artiste âgée de 67 ans, remise d'un récent accident, se confie au micro de Chloé Beaufils.
C’est avec le titre « Adieu les jolis foulards » que Chantal Goya va devenir célèbre et conquérir le jeune public. Découvrez l’histoire de ce succès, qui sans un coup de pouce du destin n’aurait jamais pu voir le jour. Interview de Chloé Beaufils.
Chantal Goya rêvait d’être journaliste, elle va effectivement faire la Une des magazines mais en tant que jeune espoir de la chanson et du cinéma ! Elle raconte à Chloé Beaufils ses premiers pas dans le monde du show business.
Chantal Goya est inséparable de son mari et compositeur Jean-Jacques Debout. C’est à travers Marie Rose, le personnage qu’il lui a créé, qu’elle a gagné le cœur du public et a marqué toute une génération. Interview de Chloé Beaufils.
Chantal Goya n’a pas toujours vécu dans un conte de fée. A la suite de l’émission du « Jeu de la vérité » en 1985, elle traverse une période de doutes. Mais optimiste de nature, elle n’a jamais baissé les bras. Interview de Chloé Beaufils
Chantal Goya, de son vrai nom Chantal de Guerre, est une actrice et chanteuse française, née le 10 juin 1942 dans une plantation à Saigon (Indochine).
En 1963, elle apparaît pour la première fois au cinéma dans le film Charade de Stanley Donen, grâce à l'intervention d'Audrey Hepburn. Elle récidive trois ans plus tard avec un rôle moins anecdotique dans Masculin, féminin de Jean-Luc Godard, film abordant le sujet tabou à l'époque de l'avortement. Elle y côtoie Brigitte Bardot, Marlène Jobert et Jean-Pierre Léaud. Ce film lui vaudra un prix d'interprétation au festival de Sorrente en Italie. Dès lors, elle enchaîne avec des films d'auteur.
Mais ce qui lui plaît le plus, c'est de chanter. En 1964, elle rencontre celui qui deviendra son mari, Jean-Jacques Debout. Cette rencontre est décisive pour le devenir de Chantal sur le plan professionnel également puisqu'en plus de lui composer des chansons, il lui présente aussi Daniel Filipacchi, fondateur de l'émission de radio et du journal Salut les copains. Ce dernier, qui lance à l'époque son magazine Mademoiselle Age Tendre, décide de prendre la jeune femme sous son aile. Après quelques disques yé-yé qui n'eurent pratiquement de succès qu'au Japon, notre chanteuse s'illustre musicalement en France en 1975 avec sa chanson phare Adieu Les Jolis Foulards que lui avait écrit l'indispensable Jean-Jacques. Elle enchaîne alors les tubes (Allons Chanter Avec Mickey, Bécassine, Un lapin…). Avec son mari, elle monte des spectacles télévisés (La Forêt Magique, Le Soulier Qui Vole, La Planète Merveilleuse, Le Mystérieux Voyage De Marie-Rose,…) et des contes pour enfants où elle croise les personnages majeurs de l'univers enfantin (Guignol, Babar, Pandi Panda,…).
Victime d'un coup monté sur l'émission Le Jeu De La Vérité de Patrick Sabatier le 13 décembre 1985, en pleine tournée de son spectacle Le Mystérieux Voyage, elle essuie une déferlante de critiques et est boudée par son public : c'est Dorothée qui devient l'idole des plus jeunes. Notre star se tourne alors, dans un premier temps vers Antenne 2, où elle va animer, en 1988, une émission hebdomadaire intitulée Le Monde Magique, puis vers l'étranger (en 1989, elle est la première star à chanter au Liban où elle va rencontrer 200 000 fans), puis vers les soirées « revival » dans les boîtes de nuits sur sa musique remixée électro. Si elle sort toujours régulièrement de nouveaux albums, ses tournées sont beaucoup plus courtes que du temps de sa splendeur.
Elle revient enfin en grâce en 2001 par l'entremise du film Absolument Fabuleux (avec Nathalie Baye et Josiane Balasko), où en plus de jouer son propre rôle avec sensibilité et autodérision, elle interprète notamment le fameux Becassine Is My Cousine qui la relance.
Aujourd'hui, elle connaît à nouveau le succès sous l'impulsion de la communauté gay et de ses premiers fans devenus parents. La prédiction de Barbara qui voyait Chantal Goya en véritable institution transgénérationnelle se trouve ainsi concrétisée.